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Critiques (2) |
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L'Apprenti Assassin
Titre original : Assassin's Apprentice
Ecrit par Robin Hobb.
Heroic Fantasy (Année de parution : 1998), Etats-Unis
Appartient au cycle : L'Assassin Royal :
Synopsis :
Au royaume des Six-Duchés, un jeune garçon est un jour déposé dans une garnison, sa mère affirmant qu'il est le fils bâtard du roi-servant Chevalerie. Amené à la cour, il est élevé par Burrich, le maître des écuries, qui lui donnera son nom : Fitz. Très vite, Fitz se retrouve au cœur d'une multitude d'intrigues, notamment sa place dans la succession royale, car Chevalerie n'a aucun enfant légitime.
L'éducation à la fois stricte et lâche de garçon d'écuries donnée par Burrich fera place à une autre plus digne de son rang. Mais secrètement, Umbre, un vieil homme vivant clandestinement au sommet d'une tour du château, viendra lui en donner une troisième : celle d'un assassin aux ordres directs de la dynastie des Loinvoyant... Une éducation bien venue dans l'accélération des crises qui vont secouer le royaume : les raids des pirates Outriliens, le jeu des trones et la renaissance de l'apprentissage de l'Art, la forme noble et royale de la magie. D'autant que Fitz maîtrise aussi le Vif, l'empathie avec les animaux.
"Viens ici."
Je m'avançai avec circonspection. Une fois que je fus devant lui, il tomba sur un genou pour se mettre à ma hauteur. Le fou s'agenouilla solennellement à côté de nous et nous regarda tour à tour d'un air grave. Royal embrassait la scène d'un oeil furibond. A l'époque, je ne me rendis pas compte de l'ironie de la situation : le roi à genoux devant son bâtard de petit-fils ! Je gardais donc une attitude digne lorsqu'il me prit la tarte des mains et la jeta aux jeunes chiens qui m'avaient suivi. Il tira une épingle des replis de soie de son col et, d'un geste auguste, la piqua dans l'humble laine de ma chemise.
"A présent, tu m'appartiens, dit-il, rendant ainsi sa prétention sur ma personne plus importante que tous les liens du sang qui nous unissaient. Dorénavant, tu ne seras plus obligé de manger les reste de personne. Je m'occuperai de toi, et je m'en occuperai bien. Si un homme ou une femme cherche à te retourner contre moi en t'offrant plus que je ne te donne, viens me voir, expose-moi l'offre et je la surpasserai. Jamais tu ne trouveras en moi un ladre et jamais tu ne pourras alléguer de ma part un mauvais emploi de tes talents comme prétexte à me trahir. Me crois-tu, mon enfant ?"
Je hochai la tête, à la manière muette qui était encore la mienne, mais ses yeux bruns qui ne cillaient pas exigeaient davantage.
"Oui, Sire."
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2 critiques (proposer une critique):
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Par
Matsuo : 9/10
C'est un début... Un début qui vaut le peine de commencer. Comme j'ai le dire, et comme je le répète ...
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C'est un début... Un début qui vaut le peine de commencer. Comme j'ai le dire, et comme je le répète à la première occasion s'ouvrant devant moi.
Je pense que je regrette amèrement de ne pas avoir commencé l'assassin royal plus tôt, j'en aurais eu tout le temps et tout le plaisir. Maintenant, les instants pour ce petit loisir me manque, mais, je m'y résigne.
Le récit à la première personne m'avait surpris, mais, plus tard, j'en compris l'utilité et le livre remonta dans mon estime. Tout commence avec un premier souvenir, aussi loin qu'il paraisse, il en devient pour autant plus réel. L'"humaineté" que l'on perçoit dans les lignes touche plus que n'importe quel autre histoire fantastique que j'ai pût lire depuis Tolkien. On perçoit les premières visions d'un enfant qui n'a pas encore réalisé qu'il faisait parti de la lignée royale et les jeux pour se distraire pendant sa solitude grandissante.
Beaucoup de passages marquent et encore plus captivent. On a du mal à tirer ses yeux de la lecture car l'envie de rassasié une curiosité à faim de loup. En d'autres mots : un livre à si grand suspense est difficile à trouver de nos jours, et encore plus dans la section fantasy.
Je tiens en grande estime dans ce premier tome, la découverte de Castelcerf, ainsi que la présentation des personnages les plus importants dans l'histoire (en parlant autant des adjuvants que des opposants).
La description de Castelcerf est d'ailleurs telle que l'on peut se l'imaginer jusqu'aux moindre recoins et pratiquement voir comment le dernier rat se faufile entre les dalles crasseuses. On peut voir comment ses habitants se précipitent d'ici à là et très bien s'imaginer la différence entre noblesse et simple citoyen.
Cependant, l'art de Robin Hobb à maîtriser les personnages me reste un grand mystère. En fait, ils se démarquent si bien, que l'on a du mal à s'imaginer l'auteur en train d'écrire leur histoire : c'est à peine si ils vivaient réellement entre les pages.
Ceci dit, l'interprétation et le niveau d'écriture ne sont pas les seuls points forts de ce livre : le scénario est également calculé et organisé avec une grande maîtrise et précision. Tout se forme sur des bases et si ces bases ne sont pas stables, à la fin, l'entièreté s'écroulerait ; néanmoins, celles du livres sont faites de marbre et disposées stratégiquement.
La présence d'une sorte d'introduction en début de chaque chapitre m'a agréablement surpris. Un plus qui nous rappel que ce récit est écrit par la plume de l'homme qui l'a vécu.
Et... si jamais l'un d'entre vous n'a pas encore osé toucher à l'histoire du Fitz, je m'y mettrais rapidement.
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Par
Umbre : 8/10
Difficile de ne pas plonger dans l'ambiance mystérieuse de Castelcerf, et ce dès les 50 premières pa ...
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Difficile de ne pas plonger dans l'ambiance mystérieuse de Castelcerf, et ce dès les 50 premières pages. On est tout de suite captivé par la vie de ce petit garçon, né du mauvais côté des draps, et qui arrive dans un château qui doit lui paraître immense. D'autant plus que ce garçon, Fitz, va vite devenir un enjeu politique, de par sa place à part dans la succession royale. Et le roi Subtil va alors s'occuper de son éducation.
Le gros point fort, voire la spécialité de Robin Hobb, est la profondeur des personnages. Sans trop parler de Fitz, qu'on aura tout le loisir de saisir pendant douze tomes (et encore), les autres personnages sont loin d'être caricaturaux : Burrich, le maître d'écurie, serviteur du Roi-servant Chevalerie, va s'occuper de son fils bâtard, cause de son abdication, alors qu'Umbre, maître assassin de Castelcerf, n'est qu'un murmure dans le château. Il a juré fidélité à la lignée des Loinvoyant, et ce quelque soit le prix à payer.
Cette profondeur est renforcée par le choix original des prénoms, ceux ci reflétant la personnalité du personnage : Subtil, Royal, Patience ou Vérité sous entendent ainsi quelques traits de caractère...
Que serait un monde fantasy sans magie ? Là Robin Hobb surprend en changeant d'une approche de la magie assez classique : boule de feu ou convocation de monstres. Sa magie se découpe en deux catégories (plus deux autres mineures qu'on trouvera plus tard) : L'Art et le Vif. L'Art est la magie des Loinvoyant, elle permet, par la force de l'esprit, de communiquer par télépathie, voire de contrôler une personne. Le Vif est une magie impure, qualifiée par tous de magie des bêtes. C'est un peu le pendant de l'Art, mais avec les animaux. Ceci permet d'introduire une composante essentielle dans ce cycle : la communication entre l'homme et l'animal.
Enfin, le style de l'auteur est très fluide, sans trop s'embarrasser de descriptions "zoliennes", mais toutefois sans faire dans l'action à outrance. Bref, si au bout de 200 pages vous n'êtes pas à fond dedans, c'est que ce cycle n'est pas fait pour vous.
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1er tome VF du cycle l'Assassin Royal
1er tome VO du cycle The Farseer Trilogy
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