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L’encyclopédie du Légendaire, Tome 1 : Trésors, artéfacts et armes magiques
Titre original :
Textes par Edouard Brasey.
Dessins par Sandrine Gestin, Didier Graffet.
High Fantasy (Année de parution : 2008), France
Synopsis :
"Objets inanimés, avez-vous donc une âme ?" Alphonse de Lamartine.
Dans cet album façonné à la manière d’un grimoire, Édouard Brasey a rassemblé de nombreux artéfacts et objets de légende.
Au contraire d’une simple encyclopédie, bien entendu, les objets ne sont pas listés ou alphabétisés. Ce livre est divisé en sept chapitres détaillés et illustrés par deux artistes français, Sandrine Gestin et Didier Graffet, cependant on peut également admirer quelques magnifiques gravures et peintures datant du Moyen âge et de l’époque de la renaissance.
Quelques pages sont dédiées à l’alchimie et ses mystères… ou bien, pourrait-on croire que les alchimistes ne sont que d’habiles charlatans ?
Après tout, ne sont-ils pas les créateurs du mythe de la Pierre Philosophale qui changerait n’importe quel métal en or pur ? D’ailleurs l’or, le plus pur et le plus précieux des métaux servirait également à confectionner des philtres de jeunesse et de longévité. De l’or potable ? Et oui pourtant ! Il semblerait que certaines dames de la cour en buvaient au petit déjeuner…
Ensuite les pierres précieuses nous révèlent leurs bienfaits : comme par exemple, le diamant (allié au signe de la Balance), censé protéger celui qui le porte contre ses ennemis, mais aussi contre les sorciers, les fantômes, les mauvais esprits et les animaux sauvages.
"A Londres, il était possible jusqu’en 1757 d’entrer chez un apothicaire et d’y acheter de la poudre de rubis, d’émeraude, de cristal de roche ou de lapis-lazuli dont l’usage était aussi répandu que l’aspirine aujourd’hui." (extrait tiré de La magie des pierres de Cornelia M. Parkinson, une des nombreuses sources énumérées dans ce superbe ouvrage.)
Les cinq autres chapitres tout aussi intéressants traitent :
- Des épées de légende et autres armes magiques. On y découvre entre autres : la sainte lance, Dainsleif, l’épée de mort certaine ou même le Vampire Killing Kit qui fut commercialisé par le professeur Ersnt Blomberg dans la seconde moitié du XIXème siècle et dont on peut toujours trouver quelques spécimens extrêmement rares dans des collections privées…
- Des reliques sacrées et très précieuses, comme les anneaux de pouvoir, les capes d’invisibilité, les lampes merveilleuses ou chaudrons magiques.
- Des amulettes et talismans, où l’on parle de la fontaine de jouvence, de fétiches, de clés porte-bonheur ou même d’une soi-disant coiffe placenta…
- Dans le chapitre des plantes et arbres magiques, on laisse sous-entendre que la nature serait la meilleure pourvoyeuse de magie. On parle de la mandragore, la digitale, les arbres de mai, le jardin des fées et même de l’arbre de Noël.
- Et enfin, le septième chapitre nous révèle quelques lignes sur les pommes d’or et l’immortalité.
Bien entendu ce résumé ne fait qu’effleurer le contenu vaste et merveilleux de ce grimoire où l’on pourrait s’y plonger sans voir passer le temps.
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1 critiques (proposer une critique):
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Par
Fleur Sauvage : 10/10
Voici un album que j’ai trouvé très agréable, non seulement à parcourir pour le plaisir des yeux à c ...
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Voici un album que j’ai trouvé très agréable, non seulement à parcourir pour le plaisir des yeux à cause de son aspect ancien parcheminé et des belles illustrations qu’il recèle, mais aussi à lire pour ses innombrables références aux mythes et légendes qui parsèment notre riche patrimoine. Quelques unes bien sûr, vous seront familières, comme la Toison d’or ou la fameuse Fontaine de jouvence, sans parler d’Excalibur, elle-même mentionnée dans de nombreuses versions de la légende du roi Arthur.
Il est intéressant de découvrir les croyances et superstitions des gens au fil des années, surtout lorsque l’ont sait que la plupart sont nées de simples rumeurs. Il est peut-être plus facile de comprendre que tout cela a forcément laissé des traces sur la plupart d’entre nous et que même maintenant, alors que nous sommes en des temps où la technologie règne sur les pays occidentaux, nous sommes encore plus ou moins attirés par les traditions, les choses de l’imaginaire et de la magie.
Une illustration en particulier m’a parue particulièrement fantastique, dans les deux sens du terme, surtout lorsque j’ai réalisé qu’il s’agissait en fait d’une photographie. Il s’agit de l’intérieur d’un coffret contenant divers accessoires afin de lutter contre les vampires. Non seulement ce coffret est superbe, mais n’est-il pas extraordinaire d’apprendre, qu’il n’y a pas si longtemps encore, à la seconde partie du XIXème siècle, cet article a été vendu en plusieurs exemplaires. Ce passage fait partie du deuxième chapitre sur “Les épées de légende et autres armes magiques” où l’on peut aussi trouver une page sur les archers divins qui m’a beaucoup plue.
Dans ce livre, nous découvrons aussi que certains auteurs de contes ou sagas contemporaines très connues avaient eux-mêmes été inspirés par des légendes beaucoup plus anciennes. Notamment un passage dans le troisième chapitre intitulé “Les reliques sacrées et très précieuses” où il est question, entre autres, d’anneaux de pouvoir, comme l’anneau de Gigès par exemple extrait d’un récit de Platon, qui avait le pouvoir de rendre invisible celui qui le portait lorsqu’il tournait le chaton de la bague. Edouard Brasey cite également l’anneau du Nibelung de la mythologie nordique de l’Edda qui aurait inspiré J.R.R. Tolkien à cause de sa malédiction.
Ce qui m’a marquée le plus d’ailleurs, en parlant d’anneaux de pouvoir, c’est le passage concernant Charlemagne que j’ai trouvé très intéressant et plutôt ironique, car il expliquerait la construction d’Aix-La-Chapelle au XIIIème siècle.
Dans le cinquième chapitre intitulé “Des amulettes et talismans”, il y a un passage sur la licorne, lui-même considéré comme étant un animal mythique et pourtant… “Le pape Clément VII fit don d’une corne de licorne à François 1er afin de l’aider à déjouer les pièges de ses ennemis”… “Dans le trésor royal de la Tour de Londres, on recense une corne de licorne estimée à 40 000 livres lors de l’inventaire de 1641.”
L’auteur explique également que la corne de cet animal était utilisée pour purifier l’eau ou même déceler le poison dans la nourriture servie à la cour des rois de France. Le doute s’installe quant à l’existence de cette créature des bestiaires fantastiques, n’est-ce pas.
Il me serait impossible de parler de tout ce que cette magnifique encyclopédie contient sans en écrire un roman, mais j’espère que ces quelques lignes vous feront tout de même ressentir mon enthousiasme quant à ce livre que j’ai déjà recommandé maintes fois à mon entourage.
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L’Encyclopédie du Légendaire, Tome 1 : Trésors, artéfacts et armes magiques
Auteur: Édouard Brasey
Illustrations: Sandrine Gestin et Didier Graffet
Editeur: Le Pré aux Clercs
Façonnage: Cartonné
Format: 23 x 28 cm
140 pages
ISBN : 2-84228-345-7
Actualité liée :
le 16/12/2008 à 22h41 : Objets inanimés, avez-vous donc une âme?
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