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Critiques (2) |
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La guerre du Mein
Titre original : The War With the Mein
Ecrit par David Anthony Durham.
Heroic Fantasy (Année de parution : 2007), Etats-Unis
Appartient au cycle : Acacia :
Synopsis :
Le cœur du Monde Connu est l’ile d’Acacia où vit la famille royale Akaran depuis vingt deux générations et qui donne son nom à l’empire. Leodan Akaran, descendant direct de Tinhadin le sorcier fondateur de l’empire, est un roi idéaliste qui a du mal à accepter les responsabilités et les secrets qu’il a hérités avec son titre. En effet, sous ses apparences prospères, son vaste empire est en fait sous le joug de l’esclavage et du Quota. Il s’agit d’un vieil accord passé après les guerres de la Répartition entre le roi ancien Tinhadin Akaran et un peuple mystérieux du nom de Lothan Aklun qui vit dans les Autres contrées, au delà des frontières du Monde Connu et que personne n’a encore jamais rencontré à part les membres de la Ligue qui lui servent d’intermédiaire.
Mais pour le moment la menace vient de Tahalian, une forteresse dans une province au nord de l’empire, un pays sombre et glacé où vit un peuple exilé aux yeux clairs et aux cheveux couleur paille.
Hanish Mein, leur nouveau chef, est sous l’influence constante des Tunishnevres : vingt deux générations de puissants guerriers Mein suspendus entre la vie et la mort, leurs esprits prisonniers de leurs cadavres par une malédiction et qui souhaitent ardemment fouler à nouveau les terres du Monde Connu pour se venger…
L’assassin Thasren Mein, frère de Hanish, s’est introduit dans l’ile d’Acacia pour accomplir ce qu’il estime devoir le faire entrer dans l’Histoire de son peuple: tuer le roi Leodan.
La guerre n’est pas encore déclarée mais a déjà commencé.
Un traitre à l’intérieur même du palais a éliminé la messagère du général Alain Aklan, qui devait avertir d’urgence le roi Leodan d’une invasion imminente par des hommes immenses chevauchant des créatures qui ressemblent à des rhinocéros laineux. Les troupes du général Aklan seront les premiers à faire connaissance avec les nouveaux alliés des Meins : les Numreks, un peuple barbare et cannibale.
Sur son lit de mort, le roi Leodan fait promettre à son bras droit, le seigneur chancelier Thaddeus Clegg, de veiller sur Aliver, Corinn, Mena et Dariel, qui sont ses enfants mais aussi son espoir pour le futur de l’empire. Mais Thaddeus est-il un homme de confiance ?
Ce premier tome est divisé en trois parties : l’Idylle du roi, l’Exil et Légende Vivante.
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2 critiques (proposer une critique):
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Par
Styrion : 8/10
Premier né d’un cycle qui s’annonce passionnant, « La Guerre du Mein » est une œuvre de fantasy comm ...
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Premier né d’un cycle qui s’annonce passionnant, « La Guerre du Mein » est une œuvre de fantasy comme on aimerait en lire plus souvent. Intrigues, trahisons et mensonges y côtoient les plus nobles idéaux pour nous offrir une œuvre riche et incroyablement humaine. Je ne sais d’où son auteur, David Anthony Durham, a tiré son inspiration mais j’espère de tout cœur qu’il nous réserve encore de bien belles surprises.
Sans plus attendre, je vous propose de me suivre pour une rapide critique de ce premier volume.
* * *
En regard de la production actuelle, l’ouvrage de D.A. Durham fait quelque peu figure d’OLNI (Objet Littéraire Non Identifié). En effet, loin des standards du genre, l’auteur nous épargne la narration d’une énième histoire prenant place dans un monde peuplé d’elfes et de nains qui luttent pour leur survie face à une terrible menace issue des temps anciens (toute référence à des œuvres existantes serait, bien entendu, volontaire). Ici point de jeune homme pré pubère détenteur d’une mystérieuse épée ni de vaillants héros prêts à se sacrifier pour venir en aide à la veuve et à l’orphelin. Les personnages principaux ne sont que des hommes qui luttent pour leur survie et cherchent à reconquérir un royaume perdu.
S’il ne renouvelle pas le genre, l’auteur a le bon goût de nous offrir une expérience littéraire qui met l’accent sur les intrigues politiques. Pour ceux d’entre vous qui apprécient ce genre de littérature, je peux vous dire que vous en aurez pour votre argent. Imaginez un monde qui, sous l’apparence d’une cour éclairée, entend régner sur une population asservie par des distributions de drogue. Imaginez que cette situation, qui perdure depuis des siècles, puisse être remise en cause à la suite d’un assassinat, prélude d’une guerre civile. Imaginez que des enfants royaux découvrent brutalement que leur père, homme gentil et généreux, l’image même d’un monarque éclairé, soit en fait un terrible despote qui ferme les yeux sur la misère de son peuple. « La guerre du Mein » est tout cela et bien plus encore !
En effet, l’auteur a su dans ce premier volume poser les bases d’une fresque immense. Loin de se limiter au seul « Monde connu » (NB : partie du monde dominée par les Akaran), D.A Durham esquisse les contours d’un univers plus vaste et plus complexe qu’il n’y parait : au fil des pages, le lecteur prend conscience que les Akarans ne sont peut-être pas les despotes que l’on pensait. Plutôt que vous gâcher la surprise, je préfère ne pas en dire davantage sur ce point. Sachez seulement que dans ce roman rien n’est aussi simple qu’il n’y parait.
Tout l’intérêt d’ « Acacia » réside en effet en ce que l’auteur joue en permanence sur les faux semblants. Les personnages principaux, de quelque bord qu’ils soient, sont en permanence tiraillés par des pulsions contradictoires. Je sais qu’il ne s’agit pas là d’un fait exceptionnel, mais je crois bon de souligner que l’auteur rend la chose crédible. Le personnage de Corinn me semble à ce titre l’un des plus aboutis du roman : tour à tour soumise et rebelle, apeurée et effrayante, elle est le personnage clef du cycle.
Autre point fort de ce premier tome du cycle « Acacia », la richesse de l’environnement crée par l’auteur.
Le moins que l’on peut dire, c’est que chaque page est une invitation au voyage : l’auteur ne se contente pas de décrire une unique province, c’est tout un monde qu’il nous offre ! Au fil des pages on traverse les terres glacées du Nord et les brûlants déserts du Sud. On visite de profondes forêts et l’on fait escale sur des îles paradisiaques. Plus que de simples décors, ces paysages sont autant de territoires à explorer, de peuples à rencontrer et de coutumes à découvrir. Autant de particularismes qui vont contribuer à la formation des personnages principaux.
Mais l’univers imaginé par Durham ne se limite pas à une simple visite touristique. Le lecteur voyage tout autant dans le temps que dans l’espace. En effet, plus la trame du récit se déroule et plus on en apprend sur l’histoire du Monde Connu. Vingt deux générations de conflits, de guerres et de trahisons se mêlent en une tapisserie sanglante mais passionnante qui nous éclaire sur les motivations des divers protagonistes.
Enfin, que serait un univers de Fantasy sans une pointe de magie ? Cette dernière est bien présente dans « La guerre du Mein » mais sous une forme avec laquelle nous ne sommes pas familiers. Directement liée au Créateur - sorte de dieu qui aurait arpenté le Monde Connu - elle demeure entourée d’une aura mystérieuse. Pour tout vous dire, l’auteur demeure assez vague sur cette question. Néanmoins on en apprend davantage dans les derniers chapitres et il ne fait aucun doute que la magie jouera une part prépondérante dans les tomes suivants.
Si « La guerre du Mein » est incontestablement un ouvrage d’une grande qualité, je ne peux pas m’empêcher de vous faire part d’une légère réserve. Ainsi que vous l’aurez peut-être noté, je n’ai pas tari d’éloges sur les efforts de l’auteur pour créer un monde foisonnant de détails. Néanmoins la multiplicité des intrigues, des personnages principaux et des lieux a un prix : l’auteur n’a pas pu rentrer dans les détails. Plus d’une fois, je me suis senti frustré qu’il ne prenne pas le temps de développer davantage certaines scènes. J’aurais aimé en apprendre davantage sur les personnages, me promener dans les rues des grandes villes du Monde Connu, etc. Malheureusement, l’auteur avait tant à faire pour mener son intrigue à terme qu’il a sacrifié bon nombre des descriptions qui donnent tout son sel à un roman.
En outre le chapitrage m’a posé problème : sauter d’un personnage principal à l’autre sans cesse, alors que les chapitres sont très courts - soixante et onze chapitres et un épilogue pour 680 pages - morcelle trop l’intrigue.
* * *
Au final qu’en est-il de « La guerre du Mein » ? Ainsi que je le signalais dans mon introduction, ce tome est indéniablement une réussite. Les premières pages sont captivantes et on ne peut résister à la tentation d’en apprendre toujours plus. La situation initiale, poignée de privilégiés qui jouissent de l’asservissement de nations entières sans se douter du mal fait en leur nom, est magnifiquement exploitée et donne une saveur toute particulière à cet ouvrage. Les personnalités riches et contradictoires des personnages principaux les rendent humains et font que le lecteur s’y identifie sans difficulté.
Le seul reproche que l’on puisse faire à ce premier tome du cycle « Acacia » est que l’auteur semble avoir manqué de place pour laisser éclater tout son talent. Espérons que les tomes suivants seront plus concentrés.
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Par
Fleur Sauvage : 9/10
Dès la première ligne de ce roman, déjà j’étais captivée par l’intrigue. D’ailleurs, cette critique ...
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Dès la première ligne de ce roman, déjà j’étais captivée par l’intrigue. D’ailleurs, cette critique va très vite vous faire penser à un éloge. Sincèrement, j’ai eut le plaisir de découvrir ce roman cet été et ce fut une agréable surprise. Ce livre fait maintenant partie de mes coups de cœur fantasy de l’année. Je pense qu’il est inutile de préciser que j’espère faire partie des premiers chanceux à lire la suite dès sa traduction.
Je découvre l’auteur pour la première fois avec son œuvre "La Guerre du Mein", même s’il ne s’agit pas d’un premier roman de sa plume. J’ai beaucoup apprécié le style d’écriture, l’indéniable talent de David Anthony Durham. J’ai trouvé les personnages qu’il a créés intéressants et même surprenants quelques fois, ce qui ne fait que redoubler l’intérêt du lecteur, en tout cas en ce qui me concerne. Je pense que personne n’aime les personnages prévisibles ou les héros sans faille et on ne trouve ni l’un ni l’autre dans ce premier chapitre.
J’ai beaucoup aimé la mise en page du texte qui facilite la compréhension du déroulement de l’histoire. D’ailleurs, au passage je salue le traducteur pour le travail de cœur qu’il a accompli ainsi que son maniement de la langue française qui rend ce livre d’autant plus agréable à lire.
Cela fait déjà plus de deux semaines que j’en ai terminé la lecture et les passages qui m’ont le plus marquée me reviennent toujours à l’esprit. Il y a d’innombrables scènes de courage de la part de différents personnages, comme le Général Leeka Alain dans la toundra du Mein. Mais on y trouve aussi trahison et complots, de l’humiliation et de la cruauté, des batailles sur des vastes plaines contre des créatures monstrueuses, des massacres, des rencontres que l’ont aurait crues peu probables, des scènes de cour, de l’aventure et des combats, de la sorcellerie protectrice ou dévastatrice et du mystère… et là je pense surtout à un livre en particulier qui se trouvait depuis des centaines d’années dans la bibliothèque du palais Akaran: Le Chant d’Elenet. Je pense que ce livre est le lien entre la première partie de cette trilogie et la deuxième mais ce n’est là qu’une supposition de ma part… cependant il est troublant de savoir qui l’a en sa possession et que sans doute cette personne compte bien s’en servir.
Les différentes régions de l’empire acacian, le Monde Connu, me font penser à des contrées réelles autour de l’Europe, de l’Asie, d’îles du Pacifique et de l’Afrique. On a l’impression de visiter ces endroits avec les personnages. Alors on pourrait dire que ce roman invite au voyage, à la découverte et au dépaysement mais aussi à la tolérance comme le démontre ce passage :
"Toutes les races ne font qu’une ? demanda Aliver.
Toutes les races du Monde Connu ne font qu’une, oui, répondit Nualo. L’oubli de cette vérité a été le deuxième crime perpétré par les humains. Nous en souffrons encore. "
J’ai eut l’impression d’assister aux scènes décrites au fil des pages. D’ailleurs, je viens d’apprendre qu’un film est en production et en ce moment un scénario est en cours d’adaptation. Et là, c’est toujours le même dilemme. Il est si rare qu’une adaptation soit à la hauteur du roman qui l’inspire ! Mais je ne suis pas étonnée que ce livre ait déjà attiré l’attention des producteurs. Bref, ce roman est un véritable plaisir à lire et je le conseille ardemment pour des heures entières d’évasion.
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Auteur : David Anthony Durham
Traducteur : Thierry Arson
Date de parution en France : le 16 octobre 2008
Editeur : Le pré aux clercs
Collection : Fantasy
668 pages en format broché
ISBN-10: 2842283422
ISBN-13: 978-2842283421
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