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Le ventre de l'arc
Titre original : The Belly of the Bow
Ecrit par un inconnu de nos archives.
Heroic Fantasy (Année de parution : 1999), Grande-Bretagne
Appartient au cycle : La trilogie de Loredan :
Synopsis :
Périmadeia n’est plus. Après plusieurs jours d’une défense héroïque, les murs sont tombés par la faute d’un seul homme. Ce que des armées n’ont pu faire en des siècles de combats, un homme y est parvenu par traitrise en une unique nuit. Ainsi s’en est allée la légende de la cité imprenable…
Quant à Bardas Loredan qui était chargé de défendre la cité, il a échappé de peu à la mort. A présent, loin du fracas des armes, il mène une vie paisible sur l’île de Scona où un bateau l’a déposé au lendemain de la défaite. L’ancien avocat, habitué à défendre sa vie dans des procès menés à la pointe du fleuret, semble avoir définitivement déposé les armes. Dans ses collines, il se consacre à la fabrication d’arcs et n’aspire plus qu’à vivre en paix. Mais que valent les aspirations d’un homme en regard du « Principe » ?
Toujours sous le coup d’une terrible malédiction, Bardas n’en a pas fini avec son passé de sang et de violence : une guerre approche et nul doute qu’il aura une place à jouer dans la tragédie qui s’annonce. Entre passé et présent, Bardas va devoir combattre au côté de son frère pour le compte de leur sœur.
Ainsi se poursuit la tragédie qui s’attache aux pas de la famille Loredan depuis déjà trop longtemps et nul ne peut en prédire la fin…
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« L'une des plus divertissantes Fantasy de ces dernières années ; rafraîchissante, amusante, différente, captivante »
_ Le Magazine SFX _
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1 critiques (proposer une critique):
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Par
Styrion : 6/10
Deuxième tome de « La trilogie Loredan », « Le ventre de l’arc », reprend la même formule que son aî ...
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Deuxième tome de « La trilogie Loredan », « Le ventre de l’arc », reprend la même formule que son aîné : un univers atypique mêlant tragédie familiale, magie, philosophie et combats à l’arme blanche. Inutile de tenter de conserver le suspens plus longtemps, feuilletons ensemble ce roman et voyons ce qu’il en est de ce second opus.
* * *
Dans ma critique du premier volume j’avais souligné tout le bien que je pensais du « Principe », cette magie étrange qui permet de manipuler le destin des hommes. J’avais dit que l’auteur se contentait de la décrire dans les grandes lignes, se laissant tout le loisir d’y revenir plus tard. J’ai à présent le plaisir de vous annoncer que dans ce volume toutes vos interrogations à l’égard de cette magie vont trouver des réponses. Une fois encore le « Principe » est au cœur de l’intrigue de ce tome : deux armées vont s’affronter et chacune mise sur les capacités de ses spécialistes à contrôler cette magie erratique. D’un point de vu narratif, l’enjeu est tel que l’auteur n’a pas hésité à réserver de longs chapitres à la seule fin d’en expliciter différent concepts. On découvre entre autre que, si le « Principe » peut être appréhendé par tout le monde, seuls quelques élus sont vraiment en mesure de le manipuler dans toute sa complexité. Du coup certains personnages annexes dans le tome précédent prennent ici une importance particulière.
Cependant, si la description théorique est satisfaisante et offre de bonnes pages aux lecteurs, je trouve que, dans les faits, ce concept novateur aurait pu être mieux utilisé. L’auteur n’en a pas, à mon sens, suffisamment décrit tous les aspects concrets. On ignore par exemple quels en sont les répercussions réelles, et tout au plus peut-on émettre quelques hypothèses.
Ce tome est l’occasion pour Parker de nous immerger encore plus profondément dans les affres de la famille Loredan. Au fil des pages, le lecteur va découvrir le passé de cette famille et le moins que l’on peut dire c’est que l’auteur ne nous épargne pas grand-chose. Dans la grande tradition antique, les Loredan enchainent les crimes aux yeux des dieux : meurtre, parricide, viol, trahison. Il en résulte un tome sombre, à l’ambiance étouffante. On découvre Bardas, le héros malheureux du premier tome, sous un jour nouveau. Il est plus sombre, plus tourmenté et à bien des égards moins sympathique. La relation qu’il entretient avec les membres de sa famille est ambiguë. Avec son frère et sa sœur, ils forment un bien étrange trio : lui ne souhaite pas les voir tant ils lui rappellent de douloureux souvenirs ; elle ne pense qu’à sa petite personne et utilise ses frères pour servir au mieux ses intérêts ; quant à Gorgas, il est le personnage le plus intéressant de ce tome.
Gorgas Loredan est la vraie réussite de ce volume. On découvre un personnage à la psychologie complexe et torturée. Il est difficile à cerner et l’auteur ne nous facilite pas la tâche. Il peut se révéler tour à tour grand et mesquin, héroïque et exécrable, attentionné et égoïste. Malgré ces multiples personnalités antinomiques, ce personnage reste crédible tant ses motivations sont réalistes.
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Dans la mesure où je me suis déjà longuement étendu sur ce cycle dans une critique précédente, vous comprendrez que je n’en dise pas d’avantage pour ce volume. Le cycle présentant une histoire continue sans grande ellipse temporelle, toutes les remarques de fond que j’ai pu faire restent d’actualité.
Si le premier tome ne vous a pas séduit, je crois vraiment inutile de poursuivre votre lecture : il y a peu de chance que ce volume n’inverse la tendance. Pour ma part, ma curiosité seule m’a poussé à continuer. Je souhaitais en savoir plus sur le « Principe » et ses conséquences. J’étais curieux d’en apprendre d’avantage sur les Loredan. Mais autant vous l’avouer, je suis resté quelque peu sur ma faim. J’aurais bien du mal à vous expliquer pourquoi, mais si je ne devais retenir qu’un seul qualificatif, je dirais que ce tome manque de rythme. Je ne garde pas un mauvais souvenir de sa lecture, mais pour être honnête je n’en garde pas vraiment de souvenir non plus.
Bref, « Le ventre de l’arc » n’est pas un mauvais roman de Fantasy. Il présente même quelques bonnes idées et je ne peux que saluer l’extraordinaire travail de l’auteur pour ce qui est de transmettre au lecteur sa passion pour le bricolage et la fabrication des armes anciennes. Cependant, je vous confesse n’avoir pas été emballé outre mesure. Peut-être, ma réaction s’explique-t-elle par le ton profondément pessimiste de cette œuvre, un ton qui ne convenait guère à mes envies du moment. Mais même si je ne garde pas un souvenir impérissable de ce livre, je me dois en conclusion de vous signaler que j’ai lu le dernier volet de ce cycle. Signe, si besoin était, que « Le ventre de l’arc » doit bien receler quelques qualités.
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Auteur : K.-J. Parker
Traducteur : Olivier Debernard
Editeur : Bragelonne
Date de parution : juin 2006
Nombre de pages : 468
Format : 16 cm X 24 cm
ISBN : 2-915549-84-2
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