|
|
| |
Description |
|
Critiques (1) |
|
Plus d'infos |
|
Medias |
|
Les couleurs de l'acier
Titre original : Colours in the Steel
Ecrit par un inconnu de nos archives.
Heroic Fantasy (Année de parution : 1998), Grande-Bretagne
Appartient au cycle : La trilogie de Loredan :
Synopsis :
Périmadeia, la Triple Cité, la plus belle et la plus ancienne cité du monde. Sur son île, elle se dresse fièrement au centre du delta d’un fleuve. Lorsque les voyageurs y arrivent par la mer, ils ne peuvent qu’être impressionnés par la Cité Haute. Tout n’y est qu’or et marbre resplendissant. Là, demeure la famille impériale et les dieux. Du moins est-ce ce que l’on raconte aux nouveaux venus, car peu nombreux sont ceux à avoir pu s’en approcher suffisamment pour confirmer ces rumeurs. Mais la magnificence de Périmadeia ne saurait se réduire à la seule Cité Haute. Les voyageurs ne se sont pas sitôt remis de la découverte du quartier impérial, qu’ils découvrent, stupéfaits, la Cité du Milieu. Un patchwork de temples, de palais, de banques et de halles qui rivalisent de beauté. C’est là que résident les notables de la ville. Enfin, arrivés au pied de la Digue, les voyageurs pourront prendre la mesure des murs qui protègent avec succès la ville depuis plus de sept cents ans. La Cité Basse, enfin, le plus grand et le plus animé des trois quartiers, les accueillera en son sein.
Là, réside Bardas Loredan, avocat de son état. Il a beau être l’un des meilleurs hommes de loi de la cité, il répugne à plaider des affaires trop importantes. Il est vrai qu’à Périmadeia, les procès se règlent à la pointe du fleuret. Et bien qu’étant un épéiste émérite, Bardas Loredan, répugne à mettre sa vie en danger pour quelques pièces supplémentaires. La vie s’écoule donc paisiblement dans la plus belle cité du monde. Confiants en leurs murailles imprenables et leur technologie, les citoyens vaguent à leurs occupations.
Pourtant une immense armée, constituée par les tribus des plaines, menace la cité. Les tribus, suite à des siècles d’oppressions, vont enfin régler leurs comptes avec la cité. Il est plus que temps de prendre leur revanche et de venger les massacres d’antan. Loredan, seul vétéran des dernières guerres, va se voir confié la défense de la cité imprenable. Ses murs vont une nouvelle fois être mis à l’épreuve. Bien que le conflit soit imminent, les citoyens poursuivent leurs activités comme si de rien n’était. Si grande est leur confiance en leurs murs.
Mais c’est sans compter sur les aléas du Principe, cette « magie » capricieuse qui, si elle est pratiquée à l’aveuglette, peut avoir des conséquences inattendues. Alors quand Bardas Loredan est la cible d’une malédiction, qui peut prédire ce qui va arriver.
| |
1 critiques (proposer une critique):
|
 |
Par
Styrion : 6/10
Premier né d’une trilogie, « Les couleurs de l’acier » est une œuvre atypique. Indéniablement à clas ...
Lire la suite...
Premier né d’une trilogie, « Les couleurs de l’acier » est une œuvre atypique. Indéniablement à classer parmi les ouvrages de fantasy, elle se singularise néanmoins par des concepts résolument novateurs, à l’image de la magie ou par la volonté de son auteur de centrer l’intrigue autour d’une famille maudite (un peu à l’image de la famille antique des Atrides).
Comment parler de ce livre sans s’arrêter quelques instants sur « le Principe » ? Dans le monde imaginé par K.-J. Parker, ne cherchez pas de puissants magiciens. Peine perdue, vous n’en trouverez pas. Bien que la magie soit omniprésente à Périmadeia, elle sait se faire discrète. De manière très schématique, on pourrait dire que la magie ne repose que sur quelques pouvoirs psychiques et des connaissances approfondies. De fait les « magiciens » sont moins des sorciers que des érudits qui, en raison d’un long apprentissage et de caractéristiques génétiques pour les plus puissants d’entre eux, sont capables de manipuler ce fameux « Principe ». Pour être honnête, à quelques exceptions prêts, ils tiennent plus de philosophes et de chercheurs que d’hommes de pouvoir (le terme « pouvoir » pouvant indifféremment renvoyer aux pouvoirs magiques ou au pouvoir politique). Il m’est difficile d’expliquer ce qu’est vraiment ce « Principe », et ce d’autant plus que l’auteur elle-même n’en donne qu’une très vague description afin de lui laisser toute sa part de mystère. Les maigres indices à notre disposition laissent penser que le monde est fait de forces désignées sous le nom de « Principe ». Ces forces peuvent être perturbées. A certains moments, les perturbations sont telles que la Trame (associons-la au destin pour plus de clarté) peut être changée. C’est le moment que les « magiciens » choisissent pour lancer des malédictions. Mais de telles pratiques ne sont pas sans conséquences, il est notamment impossible de prévoir quelles vont en être exactement les répercussions à long terme. D’autant que plus elles sont lancées avec conviction plus les dégâts peuvent être importants. Dès-lors l’un des attraits du livre est de tenter de comprendre le Principe et d’en estimer les conséquences. D’autant que les possibilités sont nombreuses. Surtout si l’on prend en compte le fait qu’il est possible de contrer une malédiction par le recours à ce que l’on pourrait qualifier d’une bénédiction. Bref, vous l’aurez compris, j’ai vraiment eu plaisir à découvrir cette nouvelle magie très subtile.
Mais comme je le précisais dans mon introduction, la singularité de cette œuvre réside aussi dans le choix qu’a fait l’auteur de s’intéresser non pas à un personnage central mais à une famille. J’ai bien peur de ne pouvoir en dire beaucoup à ce sujet, de peur de gâcher votre lecture. Sachez toutefois qu’en ouvrant ce roman, vous allez plonger au cœur d’une histoire sombre, vraiment sombre. La famille Loredan, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, a un passé pour le moins scabreux. Et si certains de ses membres cherchent à se racheter une conduite, d’autres, au contraire, se sont satisfaits de vivre dans le malheur. Ce fond pour le moins glauque participe à créer un roman très mature, dans lequel il serait vain de chercher une figure héroïque. Tous les personnages sont contrastés et possèdent une part d’ombre. Le personnage principal, Bardas Loredan, ne fait pas exception à la règle. S’il cherche à racheter ses fautes passées, il n’en est pas moins quelque peu pathétique tant il est évident que son soucis premier est sa survie. J’enrage ne pouvoir vous en dire d’avantage sous crainte de spolier le reste de l’œuvre.
Je pense avoir montré que ce roman mérite d’être lu, ne serait-ce que pour les quelques aspects qu’il propose. Pour autant, vous remarquerez que je ne lui ai pas mis une note très élevée. C’est que malheureusement, il n’est pas exempt de défauts. Rien de vraiment rédhibitoire, mais… jugez vous-même.
En premier lieu, je crains que ce roman ne s’adresse pas à tous les types de lecteurs. L’action est entrecoupée de longs passages quasiment de philosophiques. L’auteur s’attache en effet à proposer une réflexion sur de nombreux thèmes, tels que : le poids des responsabilités, la possibilité de se racheter une conduite, la morale, etc. De plus, il est bien évident que l’utilisation du Principe implique une certaine réflexion sur le destin et les lois de la causalité. Pour toutes ces raisons, le livre n’est pas exempt de certaines longueurs. Rien de véritablement désagréable, mais certains lecteurs peuvent avoir l’impression de tourner en rond.
Je dois, en outre, vous confesser que la tonalité du livre, assez sombre au demeurant, peut s’avérer dérangeante. Il n’est pas évident de s’attacher à un personnage principal torturé par son passé et ses doutes. Même si ce genre de héros est bien présent dans la littérature, il est rare de le rencontrer en fantasy. Et je préfère mentionner dès à présent que certains personnages font preuves d’une totale absence de moralité (encore qu’il me faille signaler que le phénomène s’il est présent dans le premier tome, ne se remarque vraiment que dans les suivants). Immoralité d’autant plus visible que les actes les plus discutables se produisent entre membres d’une même famille.
Mais j’ai peur de noircir un peu trop le tableau. Aussi voudrais-je signaler en guise de conclusion que l’auteur propose aussi de très bonnes pages de batailles (particulièrement en raison des détails qu’elle donne sur l’utilisation des armes de siège) et qu’elle a réussi l’exploit de faire s’affronter deux conceptions du monde : le peuple de Périmadeia, sédentaire et industrialisé et les tribus qui sont nomades et plus sauvages. Les motivations de chaque camp sont si bien décrites que l’on ne sait plus vraiment pour qui tenir.
Au final, je dirais que « Les couleurs de l’acier » est un bon petit roman de fantasy mais qui n’a rien d’indispensable. A essayer, si vous souhaitez changer un peu et quitter les sempiternels magiciens et autres trolls, elfes et assimilés.
|
Auteur : K.-J. Parker
Traducteur : Olivier Debernard
Editeur : Bragelonne
Date de parution : novembre 2005
Nombre de pages : 477
Format : 16 cm X 24 cm
ISBN : 2-915549-39-7
VIDEOS :
Aucune vidéo disponible.
DOCUMENTS :
Aucun document disponible.
|
|
IMAGES :
Aucune image disponible.
|
|
|