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Description |
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Critiques (3) |
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Medias |
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La horde du contrevent
Titre original :
Ecrit par un inconnu de nos archives.
Science Fiction (Année de parution : 2004), France
Synopsis :
Ils avancent, contre le vent. Une horde, un pack. Imbattables. Ils sont vingt trois. Vingt trois personnalités exceptionnelles, soudées malgré leurs différences, avançant vers l'Extrême-Amont, à la recherche de l'origine du vent, et de ses formes inconnues. C'est leur quête, une quête qui a ses règles, pas toujours justes, rarement simples. Toujours à pied, debout. Le Fer, Le pack et les Crocs. En diamant, en goutte ou en delta, ils bloquent. Les Slaminos, Choons, Blizzards et Furvents ne les arrêterons pas. Ils sont la Horde. Il en a existé trente-trois en huit siècles, toutes infructueuses. La 34ème, partie de l'Extrême-Aval est en avance sur toutes les autres. Et ils y parviendront, où tous ont échoué. Ils n'ont pas le choix, ils sont sans doute les derniers...
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3 critiques (proposer une critique):
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Par
orcusnf : 10/10
On vous dira que la horde du contrevent est un livre exceptionnel, qu'il est un objet littéraire non ...
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On vous dira que la horde du contrevent est un livre exceptionnel, qu'il est un objet littéraire non identifié ( OLNI pour les paresseux), qu'il était totalement inattendu, imprévisible, incroyablement hors des sentiers battus, et on aura raison. On pourrait aussi vous dire que c'est à la fois de la science-fiction, de la fantasy, ou de la science-fantasy, et on se tromperait sûrement parce que la horde est plus que cela. Une chose est sûre, qu'on l'ait aimé ou pas, qu'on l'ait fini ou pas, ce livre est étrange, incontournable, et définitivement différent de ce que vous avez pu lire avant.
Mais, avant de rentrer dans un commentaire complément dithyrambique, de s'enliser dans les éloges envers cette oeuvre extraordinaire, passons d'abord par la partie la moins agréable, les critiques. Car contrairement à ce que vous pourriez croire, ce livre n'est pas parfait. Oui, je sais, la désillusion est dure, mais nécessaire. Alain Damasio n'est pas le prophète tant attendu, même si il est en bonne posture. Car d'abord, la structure narrative souffre de nombreuses erreurs d'incohérences, notamment au niveau des dates, des liens entre les personnages. De petites erreurs qui plongent le lecteur dans la perplexité, même si finalement elles n'empêchent pas le bon déroulement de la lecture. Ce qui est par contre plus important, c'est qu' Alain Damasio n'a pas été au bout de ses idées. Oui c'était génial de changer de narrateur, d'en faire 23, chacun ayant un symbole distinct pour annoncer qu'il prend la parole. Oui aussi au fait de changer complétementleur vocabulaire, d'adapter toutleur langage à leur vécu, à leur caractère. En fait, d'en finir avec l'anthropomorphisme de la sf. Mais ce n'est pas assez, car on s'en rend vite compte, ce sont toujours les même narrateurs qui reviennent. Alors, très logiquement, on se dit que ceux qui ne parlent jamais vont mourir. Un pronostic qui s'avère malheuresement exact. Alain Damasio tient à ses héros, il n'y a que les figurants qui ont le droit de crever, le fer au dessus du pack diraient les traceurs. Hélas.
Soyons plus positif un instant, la horde du contrevent regorge de bonnes idées, non seulement bien développées, mais aussi très interéssantes pour nous lecteur. Cette idée de changer le narrateur, changement qui peut s'operer pour décrire une même scène sous divers angles, sous divers points de vue, ou tout simplement pour faire varier les styles et les impressions, est remarquable. Ce n'est certes pas l'essence du texte, mais dans un sens, elle va dans son sens en mettant en avant plusieurs respirations, plusieurs conteurs. Cela permet de rejoindre le fond et la forme dans un même travail, pas si différent de celui réalisé par des poêtes du début du siècle dernier comme Baudelaire. Ici, forme et fond sont les reflets l'un de l'autre, le style complète et illustre en même temps l'histoire, et réciproquement.
Ce qui peut aussi poser problème, c'est, je l'ai déjà précisé, la définition de cette oeuvre. Il y a bel et bien une mission à remplir - atteindre l'extrême-amont - mais nous ne sommes pas dans une optique manichéenne, à moins d'identifier l'extrême-aval et l'extrême-amont comme étant les deux protagonistes opposés ici. Dans un sens, c'est un peu le cas, mais la horde du contrevent est ici avant tout le récit du voyage de la horde, la 34e. Le but de cette horde s'efface rapidement devant le spectacle de cette étrange et insolite communauté d'individualités qui se rejoignent pour former un tout, une horde constituée du pack, la machine, et du fer, le soc qui va fendre le vent pour s'y engouffrer. Ils souffrent, ils rient, il aiment et détestent, ce sont des hommes et des femmes avant d'être des contreurs. Tout nous le rappelle, si leur mission est difficile, ils ne pensent pas à y renoncer, bien que les tentations soient grandes, etles désillusions nombreuses.
En outre, en ce mois de septembre, on peut introduire, ironiquement, une comparaison non anodine entre cette horde et une équipe de rubgy. Les gestes, les positions, sont similaires, et s'il n'y a pas de ballon à proprement parler, il y a cette fameuse ligne à atteindre, et ces adversaires en travers du chemin : tempêtes, embuscades, chrones ou lignes de joueurs, il n'y a pas tellement de différences au fond !!
Au final, la horde du contrevent est à lui seul une vaste saga, un livre-univers comme on en a peu lus, que ce soit en France ou à l'étranger. Les personnages sont vraiment très développés, leurs passés fouillés et expliquant des pans de l'histoire, et quand on les connait bien, on se rend bien compte qu'ils n'ont aucune liberté, qu'ils n'avaient d'autre choix que d'aller au bout d'eux même, au bout de leur mission, qui imprègne leur corps entier. Ils ont le vent dans le sang, ils sont le mouvement, et ils soufflent dans notre dos pour nous pousser à suivre leurs aventures. Pouquoi lutter, pourquoi contrer, laissons nous emporter par cette histoire magnifique. malheureusement trop courte, bien qu'elle fasse près de sept cent pages. D'autant que la fin reste ouverte, et nous laisse sur notre faim,plein de questions, sans espoir pour autant de voir une suite !
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Par
Rohrr Marnack : 10/10
La Horde du Contrevent. Je crois bien avoir saoulé toutes mes connaissances avec ce roman pendant pl ...
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La Horde du Contrevent. Je crois bien avoir saoulé toutes mes connaissances avec ce roman pendant plusieurs jours, voire plus. En gros, je l’ai adoré. Son grand point fort, pour moi, étant la richesse du style et du vocabulaire, le mélange de genre, passage d’une violence crue à des moments très poétiques, la capacité qu’a Alain Damasio de faire vivre tous les personnages, chacun narrateur à un moment, avec ses tournures de phrases, son vocabulaire propre. La nécessité de retourner à l’avant du roman consulter les signes représentant chaque membre de la horde disparait vite, tellement on s'y attache rapidement (Pour ceux qui n’auraient pas lu l’œuvre, une grande partie de ceux qui liront cette critique sans doute, je précise que chaque paragraphe du roman est précédé d’un caractère spécifique indiquant quel personnage est en train de narrer à ce moment, la table étant inscrite au début du roman). Bien sûr, l’univers est très intéressant. Ce monde tournant autour du vent, de ses différentes formes. Ayant en partie réussi à le comprendre, à s’en protéger. Les rivalités politiques, même si elles restent en grande partie en arrière-plan de la quête de la horde, restent intéressantes. Plus suggérées qu’explicitement amenées, on n’en comprend pas moins la manière dont cet univers est régit. Et la conclusion du roman, que je ne donnerais pas ici, ne vous inquiétez pas, amène à envisager ce monde d’une manière encore différente, que j’ai apprécié. Une fin frustrante, peut-être pas ce que j’ai préféré, mais cette frustration passée, on se rend compte de l’ironie de ce monde, de ses croyances. On en vient à se poser des questions sur la manière dont notre propre monde se meut, de sa finalité. Finalement, je crois qu’on n’aurait pas pu trouver mieux.
Mais revenons sur ce style. Et sur mon passage préféré. Celui que j’ai adoré, même si c’était plus pour la beauté des mots que pour le réel intérêt du passage dans l’aventure, consiste en une joute verbale qui donne toute l’ampleur de l’énergie que l’auteur a dépensée sur son œuvre. Et peut-être également de l’amusement qu’il a tiré de cette écriture. J’aime à le penser. Bon, je ne suis pas un spécialiste de lettres, mais l’enchainement de palindromes, les répliques complètes n’utilisant que la lettre o, ou la confrontation libre en vers sur la répétition d’une syllabe particulière m’ont ébloui. Peut-être est-ce un exercice facile. J’ai du mal à le croire. Cela étant, j’en suis arrivé au point de lire le texte à voix haute, sans pouvoir m’en empêcher, tellement tout sonnait sans désaccord. Impressionné.
L’énergie. Je crois que c’est un point important dans ce texte. Du moins pour moi. Une manière de représenter la force du vent ? Sans doute pas, mais cette idée m’a paru plaisante. Néanmoins, chaque personnage de la horde dégage cette énergie, cette force, qui les rend si intéressants, si attachants. Car derrière cette force apparente, cette fraternité presque sans faille de leur groupe, se cachent de minuscules particules de doutes personnels, d’interrogations, d’espoirs aussi, que l’on se plait à découvrir petit à petit, qui les renforcent plus qu’ils ne les affaiblissent. La colère de Golgoth, qui le pousse sans cesse vers l’avant, et maintiens sa formidable volonté, qui soulève les autres. L’empathie de Sov, la manière dont il s’attache à tous les autres, sans en être vraiment conscient, alors qu’il est plutôt introverti, une sensibilité touchante. La manière dont Pietro assure la cohésion du groupe. L’exubérance de Caracole, sa manière d’apporter l’imprévu, son vif, issu de ce passé secret. Mon, personnage préféré celui-là. La manière dont son moral indéfectible soutient les autres a quelque chose de rassurant. Les relations entre les hommes et les femmes de la horde également, apportent un intérêt certain. Car c’est par ce biais que l’on se rend compte des liens qui se sont noués entre eux. Pas de jalousie, pas de luttes intestines. L’acceptation, car ils ont un but commun. Ces personnages sont tout simplement exceptionnels. Ils transportent une force communicative, sans doute à l’origine du plaisir que l’on prend à découvrir leur histoire, malgré les défauts flagrants de certains d’entre eux. L’heroïsme placé dans un contexte différent des batailles que l’on nous sert habituellement.
Non, franchement, il faut que vous jetiez un œil à ce roman. Il est tellement divers, que vous y trouverez forcément des choses qui vous atteindrons. Une perle de l’imaginaire francophone.
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Acanith : 9/10
Un ouvrage atypique et poétique, inclassable...
Atypique, parce que l'auteur démontre dans ...
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Un ouvrage atypique et poétique, inclassable...
Atypique, parce que l'auteur démontre dans ce livre un talent certain pour écire dans plusieurs styles extrêmement différents, du barbare violent à la douce herboriste... (encore plus que Simmons dans Hyperion, c'est dire...)
La narration progresse uniquement en point de vue interne. La particularité venant du fait qu'il n'y a pas un point de vue subjectif mais vingt-trois, tour à tour explorés par A. Damasio.
A ce titre, il y a un intérêt littéraire certain à observer le même évènement sous des angles différents: ce choix est particulièrement judicieux parce qu'il rend très bien compte de l'impact sur la Horde des incidents qui jalonneront son parcours, surtout les nombreux décès...
Poétique, parce qu'on se retrouve dans un Monde étrange, fait de vent, de chrones... Parce que la violence des paysages et de l'environnement fait écho à celle, allant crescendo, de l'action et des sentiments des personnages, pour aboutir à un brusque retour à la réalité que l'on savait inéluctable depuis le début (le petit détail qui renforce cet aspect: les pages sont numérotées à l'envers... le compte à rebours a commencé.).
Et en plus de tout ça, des curiosités comme le concours de palindrome, où Alain Damasio fait preuve d'une étonnante maîtrise pour cet exercice difficile qui contribuent (marque des véritables auteurs des genres relevant de l'imaginaire) à faire vivre et à créer son univers personnel.
Un livre à lire absolument.
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Auteur : Alain Damasio
Editeur : La Volte
Date de parution : 15 Octobre 2004
Nombre de pages : 544
Format : 23x17 cm
ISBN : 978-2952221702
L'édition de La Volte comprend également un CD audio de 60 minutes, des musiques composées par Arno Alyvan. Une autre édition "collector" est sortie également, avec un DVD comprenant un court métrage des diaporamas, des interviews et bandes annonces...
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