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Jonathan Wells vient d'hériter d'une maison de son oncle Edmond mort d'une overdose de venin de guêpe dans la forêt de Fontainebleau. Dans cette bâtisse une porte menant à une cave, en fait un souterrain d'où personne ne peut sortir... Pendant ce temps en pleine forêt de Fontainebleau, dans la Cité-Centrale Fédérale de Belokan, l'hibernation est finie, 107° un male sexué se réveille doucement et aide les autres fourmis à se réchauffer. La journée commence, mais un complot se prépare dans la fourmilière...
Ce roman de Bernard Werber est plus qu'une étude sur les fourmis, c'est une sorte de conte philosophique. L'histoire suit deux fils directeurs, celui de Jonathan Wells et celui d'un groupe de fourmis dont l'héroïne 103° qu'on retrouvera dans les deux suites des fourmis. La narration est entrecoupée de passage d'une Encyclopédie écrit par Edmond Wells l'oncle de Jonathan portant comme titre : L'Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu Tome I.
Ce livre a été traduit en 30 langues et vendu à 2 millions d'exemplaire. Deux suites sont sorties : Le Jour des Fourmis et la Révolution des Fourmis.
Par
Fleur Sauvage : 7/10
J’ai été agréablement surprise à la lecture de ce roman. Déjà l’idée d’un complot mystérieux dans ... Lire la suite...
J’ai été agréablement surprise à la lecture de ce roman. Déjà l’idée d’un complot mystérieux dans une fourmilière est plutôt originale. Certains passages où ces fourmis (les héroïnes principales sont des fourmis rousses) soldats téméraires s’attaquent à un lézard où un oiseau (vivants) et les déciment de l’intérieur sont, (bon après que l’on eut surmonté le dégoût que cela pourrait provoquer), absolument surprenants ! Jamais on ne penserait que ces insectes accompliraient de telles prouesses.
Je connaissais déjà plus ou moins la hiérarchie d’une fourmilière avec l’unique reine mère, les ouvrières, les exploratrices, les pucerons… mais sans plus. Après la lecture de ce livre, l’idée que l’on se fait de ses petites bébêtes insignifiantes pourrait bien changer. Pour ma part, je pensais qu’elles se nourrissaient surtout de carcasses d’autres insectes ou animaux, maintenant je les vois aussi comme des meutes de petits prédateurs.
Parallèlement, il y aussi l’histoire de Jonathan Wells, serrurier récemment licencié et devenu l’héritier du professeur Edmond Wells, savant biologiste. Celui-ci lui lègue son appartement dans un quartier chic de la ville. Cependant, dans la cuisine se trouve une porte qui mène à la cave et après avoir lu une lettre que son oncle Edmond avait écrite et remise à sa grand-mère avant sa mort, lui interdisant d’y descendre, malgré les avertissements bien entendu, c’est la curiosité qui l’emporte. Jonathan surmonte sa phobie, sa peur du noir et descend dans la cave. C’est le début d’une autre histoire d’exploration et de disparitions mystérieuses.
A plusieurs reprises cette question est posée : "Comment faire quatre triangles équilatéraux avec six allumettes ?" de fait que bientôt, évidemment j’ai essayé de résoudre cette petite énigme.
Je retiens quelques passages qui m’ont fait sourire, comme par exemple celui d’une reine mère qui aurait tenté de trouver une solution pour étendre ses territoires par de là une rivière :
"Elle n’abandonna pas pour autant. Il fallait franchir les territoires de l’Est. Après les ponts, elle eut l’idée de contourner le fleuve en remontant sa source par le nord. Aucune de ces expéditions ne revint jamais. 8 000 morts. Puis elle se dit que les fourmis devaient apprendre à nager. 15 000 morts. Puis elle se dit que les fourmis devaient tenter d’apprivoiser les grenouilles. 68 000 morts. Utiliser les feuilles pour planer en se lançant du grand arbre ? 52 morts. Marcher sous l’eau en empesant les pattes avec du miel durci ? 27 morts. La légende prétend que lorsqu’on lui annonça qu’il n’y avait plus qu’une dizaine d’ouvrières indemnes dans la cité et qu’on devait donc renoncer momentanément à ce projet, elle émit la sentence :
Dommage, j’avais encore plein d’idées…"
Je retrouve dans ce livre le style d’écriture de Bernard Werber que j’avais déjà remarqué dans "L’arbre des Possibles" et aussi son humour noir dans sa manière de finir ses histoires en général.
Tout de même, j’ai nettement préféré les passages avec les fourmis que ceux avec les humains… j’ai trouvé l’intrigue du côté insecte bien plus intéressante.
Auteur : Bernard Werber
Editeur : Albin Michel
Date de parution : 1991
Collection : Le Livre de Poche
Nombre de pages : 312
Format : Poche
ISBN : 2253063339