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David Eddings
Métier(s) : Ecrivain
Nationalité : Américain
Né le : 07/07/1931
Site web : Aucun
Biographie :
Né le 7 juillet 1931 à Spokane (près de Seattle) dans l'Etat de Washington, David Eddings est le fils de George Wayne et Theone Eddings.
Il ne participera pas à la guerre de Corée pendant son service militaire, qu'il effectue dans l'artillerie en Allemagne (1954-1956).
Après une licence d'art et une maîtrise de littérature anglaise, il commence en tant que commercial chez Boeing où il s'occupe de missile et de la fusée Saturne, puis devient professeur d'anglais dans un collège pour finir vendeur dans une chaîne de supermarchés.
Toutes ces expériences lui permettent d'écrire quelques livres sérieux.
Mais ce n'est pas son style préféré, et tandis qu'il relit Tolkien, il commence à prendre quelques notes sur la littérature médiévale et construit un univers complet.
A partir de 1982, son travail rencontrera le très grand public, avec la Belgariade, puis la Mallorée. Citons aussi quelques trilogies à peine moins célèbres : la Trilogie des Joyaux et la Trilogie des Périls. Son style est simple, clair avec quelques traits d'humour qui font mouche.
Aujourd'hui, il habite Carson City depuis 1985 avec sa femme Leigh (Judith Leigh Schall) avec laquelle il s'est marié le 27 Octobre 1962. En 1995, il la reconnaît comme coauteur de ses romans : on lui doit tout particulièrement les décors concrets, les personnages féminins, les chutes incisives.
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2 critiques (proposer une critique):
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Styrion : 6/10
Que vous dire de David Eddings ? Je pourrais vous parler du plaisir que j’ai eu à lire ses cycles. J ...
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Que vous dire de David Eddings ? Je pourrais vous parler du plaisir que j’ai eu à lire ses cycles. Je pourrais vous présenter ses personnages charismatiques que le lecteur prend plaisir à découvrir au fil des pages. Je pourrais vous dire que si vous entrez dans son univers, vous risquez d’y être piégés pour bien des jours. Oui, je vous pourrais vous dire tout cela. Pourtant vous ne trouverez rien de semblable dans la présente critique. Si je prends la plume aujourd’hui, c’est pour mettre en avant les points faibles d’une œuvre que j’ai pourtant lu, et relu, avec grand plaisir. Un paradoxe ? c’est ce que nous allons voir.
* * *
Pendant de longues années, j’ai considéré David Eddings comme faisant parti des grands auteurs de Fantasy. Mais le temps passant et mes lectures se diversifiant, je suis revenu sur mes certitudes. Ses cycles sont agréables à lire, je pense que nous pouvons tous nous accorder sur ce point, mais ils demeurent beaucoup trop superficiels. Les personnages ne sont que des stéréotypes et manquent cruellement de profondeur. Garion est l’image même du gentil héros orphelin qui bien qu’un peu rebelle va, non sans rechigner, faire tout ce qu’on attend de lui pour sauver le monde. Belgarath est le sorcier qui cache sa puissance sous une apparente nonchalance, etc. La liste est sans fin.
Ses poncifs de la fantasy ne me posent pas vraiment de problèmes. Il est normal qu’un auteur les utilise sous peine de perdre son lecteur. Mais il est regrettable qu’aucun personnage n’évolue pendant le cycle. Dès la présentation d’un personnage on sait exactement à quoi s’attendre. David Eddings a placé son cycle sur des rails et, si le trajet est agréable, on est frustré que l’auteur n’ait pas osé prendre plus de libertés.
Ce léger bémol ne serait rien si je n’avais lu qu’un de ses cycles. Mais pour mon malheur j’ai lu toute l’œuvre d’Eddings, exception faite de son dernier cycle « Les Rêveurs ». Je ne veux pas paraître pédant, et pour être tout-à-fait honnête je donnerais ma main gauche pour avoir la carrière de cet auteur, mais si vous avez lu « La Belgariade », vous avez aussi lu « La Mallorée » et « La rédemption d’Althalus ». J’irais jusqu’à dire que vous pouvez aussi faire l’impasse sur « La trilogie des joyaux » et son clone « La trilogie des périls ».
On a vraiment l’impression qu’Eddings a découvert ce qu’il pense être une recette parfaite et qu’il se borne à l’appliquer à chacun de ses ouvrages. Tous les cycles que j’ai cités précédemment suivent en effet un schéma narratif unique. A tel point qu’à la lecture de « La rédemption d’Althalus » je n’ai pas pu m’empêcher de jeter un œil à la couverture pour m’assurer que je ne relisais pas par mégarde un des cycles précédents. Au demeurant, je dois confesser que ce schéma est efficace : le lecteur y prend facilement ses marques et l’intérêt est immédiat. Je trouve simplement dommage qu’un auteur ayant une si grande renommée ne se permette pas quelques excentricités. Avec son talent et son nom, je suis persuadé qu’il pourrait écrire un cycle d’un tout autre niveau.
* * *
Au final, mon opinion sur Eddings est partagée. Je pense, mais bien sûr cela n’engage que moi, qu’il est un bon conteur… sans plus. J’ai vraiment l’impression qu’il écrit de la Fantasy « industrielle ». Ses romans se lisent bien, très bien même, mais il leur manque quelque chose. J’ai quelques difficultés à exprimer par des mots ce que je ressens, aussi vais-je me risquer à quelques comparaisons : quand je lis Tolkien, je découvre un univers riche, profond et un style inimitable ; Guy Gavriel Kay écrit des romans incroyables, historiquement documentés et d’une profondeur inégalée ; Pratchett se moque avec talent de la Fantasy et possède un humour extraordinaire ; Goodkind réussit dans chacun de ses tomes à approfondir son univers et se renouvelle sans cesse ; etc. Chez Eddings je ne trouve aucun aspect innovant. En dehors de l’histoire elle-même, il n’y a rien à commenter : ni style, ni évolution, ni profondeur.
Reste malgré tout que j’adore « La Belgariade » et « La trilogie des joyaux ». Je pourrais en parler avec des fans pendant des heures et commenter aussi bien les préquelles que « Le codex de Riva ». Pour être tout à fait franc, quand je pars en randonnée pour plusieurs semaines j’emporte toujours l’un de ses tomes dans mon sac à dos. J’adore, après une dure journée de marche et une fois que l’on s’est installé pour la soirée, me détendre en lisant quelques pages. Car malgré tous ses défauts, il faut reconnaître qu’Eddings est un conteur diablement efficace. Je pense que c’est justement parce que j’apprécie cet auteur que je ne lui pardonne pas sa paresse. J’ai le sentiment qu’à ne pas vouloir prendre des risques, il a gâché son talent en n’écrivant qu’encore et toujours la même histoire.
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Krishpa : 10/10
Quel grand auteur que cet homme ! Un auteur d'un univers fabuleux qui a su allier toutes les meilleu ...
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Quel grand auteur que cet homme ! Un auteur d'un univers fabuleux qui a su allier toutes les meilleurs recettes de la Fantasy pour écrire des chefs-d'oeuvres qui ont développé l'imagination des adolescents de toute la planète.
Son secret : écrire avec sa femme cachée dans l'ombre pour lier un côté féminin au côté masculins de ses livres. Car hé oui, il faut l'avouer, les hommes et les femmes ne voient pas les choses du même oeil, ils ne portent pas la même importance aux choses. C'est ce qui rend les livres si beaux, les personnages féminins sont développés par Leigh Eddings et les hommes par David.
Qui n'a pas rit des joutes verbales entre les hommes et les femmes de ces livres et le fait aussi que ce soit toujours les femmes qui aient le dernier mot, "Ahhhh les hommes!". Tout ça c'est grâce à l'auteur de l'ombre.
Les autres recettes qui marchent sont :
1/ Créer une carte pour que le lecteur puisse voyager avec les héros. Mais cette carte n'est pas suffisante, il faut des civilations et des cultures bien différentes. Que les voyages soient crédibles, car si chaque personne était pareille, la vie serait monotone et ennuyante et le bouquin on le jette contre le mur très rapidement.
2/ Des héros avec des compagnons qui allient force, intelligence, magie, astuce et humour à la fois.Le héros est également très attachant quand c'est une personne qui n'a jamais voulu que le destin le choisisse, mais qui ne peut laisser tomber pour que le bien puisse gagner. Ca c'est bien Garion! Mais dans la trilogie des joyaux, le héros n'est pas un gamin de ferme qui vivait dans la paix et la joie, mais un chevalier banni de son royaume qui revient mettre de l'ordre dans le pays, une nouveauté ! Mais le héros n'en reste pas moins génial et attachant.
3/ Dans l'univers il faut des dieux qui jouent avec les humains, mais qui ne peuvent intervenir au risque d'entraîner la destruction des planètes où leurs peuples vivent. Dans les livres d'Eddings, les dieux ont une place prépondérante, ainsi que leurs cultes. Ce sont des personnages à part entière qui prennent part aux aventures, qui vivent et ne flottent pas tout la-haut dans des sphères inaccessibles. Face aux dieux, bien sûr, il ya l'enfer et ses démons venus tourmenter les humains, dans les rares occasions qui s'offrent à eux...
4/ Eddings a pris le partie de n'avoir que des humains dans ses univers, pas d'elfes, d'orcs, ni de nains et autres dragons. Une planète comme la notre tout simplement, ainsi on peut mieux s'approprier les personnages de ses livres et les incarner. L'homme est assez mauvais pour vouloir détruire le monde, pas besoin de races assoiffées de sang qui sont génétiquement modifiées. C'est assez courageux, car certaines personnes ne supportent pas de voir et lire l'histoire de gens comme vous et moi tous les jours...
5/ Et enfin une aventure gigantesque avec un gros méchant qui veut que le monde lui lèche les pieds et des gentils tout plein dotés d'une puissance incommensurable, choisis par des forces supérieures (dieux ou au-delà...) pour contrecarrer le vilain et le détruire à jamais. C'est un peu simplifié, mais c'est le résumé de tout bon livre de Fantasy Ensuite il faut étoffer l'histoire et embellir l'intrigue pour la rendre exitante. La fin tout le monde la connait, mais la question, c'est comment est-ce-que les héros vont y arriver et comment est-ce que le gros méchant va mourir. Voilà les joies de ces livres.
David et Leigh Eddings restent mes auteurs préférés après le maître de l'art qu'est Tolkien. Ils sont mon adolescence et mon univers et je les remercie d'avoir embelli ma vie, ainsi que l'ami qui m'a un jour d'été prêté la belgariade.
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Pour lui écrire,
David Eddings
c/o Del Rey Books
201 E. 50th St.
New York, NY 10022
U.S.A.
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