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Description |
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Critiques (2) |
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Les noces funèbres
Titre original : Corpse Bride
Réalisé par Tim Burton.
Acteurs : Johnny Depp, Helena Bonham Carter.
Fantastique (Année de production : 2005), Etats-Unis
Site web : Aucun
Synopsis :
Nous sommes au XIXème siècle, dans un petit village aux teintes mornes et grisâtres, perdu en Europe de l'Est.
Afin de pallier aux manques de leurs familles respectives, les parents de Victor, nouveaux riches en quête de reconnaissance mondaine, et ceux de Victoria, anciens aristocrates en faillite, ont planifié le mariage de leurs enfants. Seulement voilà, Victor, rêveur, passionné de littérature et de musique, n'est que rarement à son aise dans les situations de la vie quotidienne et accumule bévue sur bévue pendant la répétition de la cérémonie...
Rendu nostalgique et quelque peu attristé par sa maladresse, le héros s'enfuit dans la forêt bordant le village, et répète inlassablement son rôle, jusqu'à mimer les moindres de ses faits et gestes, et à passer la bague au doigt de ce qui semble n'être qu'une branche d'arbre mort.
Mais, dans le royaume de Tim Burton, les choses ne sont jamais ce qu'elles paraissent être, la branche devient le bras décharné d'un cadavre de jeune femme, et le malheureux Victor se retrouve embarqué bien malgré lui au Pays des Morts, au bras de sa nouvelle épouse...
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2 critiques (proposer une critique):
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Par
Thaïs Erin : 7/10
J’aime Burton, je pense que je ne le dirais jamais assez.
Jouant gaiement des clichés hollywoodi ...
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J’aime Burton, je pense que je ne le dirais jamais assez.
Jouant gaiement des clichés hollywoodiens, il arrive, par cette fantaisie morbide qui lui est propre, à les renverser, en une atmosphère fantasmagorique, une mélancolie douceâtre des plus jouissives, à mettre en scène des personnages déchirés, qui rêvent en secret à leur épanouissement futur, et s’étouffent petit à petit dans le monde qui les entoure, les annihile et les rejette (Edward aux mains d’argent, Jack Skellington). Le personnage, Burton le magicien, capable de nous transporter sans hésitation entre des flocons de neige, des bris de glace et des pays aux teintes de sucre candy, capable de réveiller l’enfant, le poète et la sensibilité qui sommeille bien souvent au fond de nous sans jamais oser élever la voix, Burton aime le non conventionnel, et il l’aime avec délices, avec passion, avec sa fougue de doux dingue et sa poésie absurde, poignante.
C’est pourquoi j’attendais avec grande impatience « les Noces Funèbres », film d’animation annoncé par la critique comme le digne successeur de l’Etrange Noël de Mr Jack (qui reste mon préféré de Burton)...Ceci étant, une critique se devant d’être la plus objective possible (même quand elle traite d’un de ses réalisateurs favoris) force est de constater que, si le rêve et la magie étaient bien au rendez-vous, il y manquait un je ne sais quoi d’inabouti, que je vais tenter d’expliquer de mon mieux.
Graphiquement, c’est une merveille : les décors, torturés et tortueux, passent en teintes brumeuses, à l’image de ce brouillard s’insinuant peu à peu dans le film, via les petites ruelles de la ville, que l’on devine plus qu’on ne voit vraiment, les maisons, à l’écho de l’imaginaire Burtonien, combinent pierres escarpées et toits de guingois, du gris sinistre en couleurs passées, diluées, du monde des Vivants, au rose, vert et lumières incandescentes, feux follets frondeurs, du monde des Morts. Subtil renversement des clichés communément admis, comme Burton aime le faire, l’univers de la Réalité se profile comme un terne catalogue de visages et d’échoppes mornes, peu éclairés, constamment plongés dans un filtre poisseux, alors que le Thanatos, Royaume des Cadavres, se dessine au travers d’une succession de couleurs gaies, de chansons folles et d’un enjouement qui force le respect (on remarquera au passage l’amour inconditionnel que Burton semble porter aux cafards, véritable coccinelle de Gotlib, que l’on retrouve dans tous ses films (notamment Beetlejuice) ici sous la forme d’une tête rampante au cou bordé de ces charmantes petites créatures, toutes pattes dehors).
La technique apportée par l’Etrange Noël a évidement beaucoup évolué durant les années, les mouvements sont d’une fluidité absolue, les personnages semblent glisser sur le sol, accompagnés de leurs ombres maladives, dans un ballet aérien et gracieux, ce qui renforce encore le côté très léché de l’imagerie Burtonienne, où chaque chose demeure à sa place et où chaque petit détail est travaillé de façon à rendre plus dense encore l’histoire animée…
Voilà justement ce qui m’a gênée: c’est une histoire animée dans son sens le plus strict, un livre de dessins qui se met brutalement à ramper hors des pages et à danser sous nos yeux, enchanteur, et pourtant…Pourtant, même si le scénario puise allègrement dans les classiques du genre (Miss Havisham des « Grandes Espérances » de Dickens, cette mariée qui attendra jusqu’à sa mort dans un monde où le temps s’est un jour arrêté, « la Vénus d’Isle » de Mérimée, les légendes russes (dont je ne me rappelle plus le nom désolée)) il lui manque un soupçon de cette fantaisie burlesque qui explosait littéralement dans l’Etrange Noël : le personnage du héros, s’il s’interroge sur les mérites et le désespoir de son existence, est fade, renfermé, souvent énervant, à l’instar de sa jeune promise bien trop lisse qui ne fait que pleurnicher sous son voile (ou son chignon ça dépend des moments du film). Peut être est ce mieux ainsi, car le véritable personnage principal reste Emily la morte, et c’est sur elle que va se baser tout le film : maîtresse incontestée des émotions du spectateur, elle passe d’un extrême à l’autre, d’un besoin lancinant d’être aimée, peut être ce besoin qui rejaillit le plus souvent des œuvres de Burton et de sa vision de l’être humain, au désespoir le plus intense, à une sorte de joie sauvage…Bref, elle apparaît dénuée de toutes ses conventions sociales solidement ancrées dans nos héros « vivants », et finalement bien plus réelle que les Victor ou autres victoria, bien pâles fantômes à ses côtés…
Mais, là où l’Etrange Noël s’attachait, peu à peu, à instaurer une atmosphère des plus originales, les Noces Funèbres ne font finalement que reprendre les grands thèmes chers au créateur des rêves hollywoodiens, et cette sensation de déjà vu pèse lourdement sur un film qui se veut, justement, hors de sentiers battus. On y retrouve, pêle mêle, ses « Codes », mais en si grande quantité que leur accumulation commence, doucement, à distiller, au cours des images, certes de très grande qualité, un goût quelque peu amer ; comme si finalement, les reproches adressés à Burton concernant ses films précédents (à savoir, pour les connaisseurs, le très controversé Big Fish) avaient insidieusement fait leur chemin dans son esprit et que, par crainte de décevoir, en poursuivant sur sa lancée, ses nombreux fans, il avait tenu à rassurer son public en lui offrant ce qu’il attendait, ce qu’il était habitué à trouver en lui, mais sans cette petite étincelle qui faisait de ces précédents films une trame à la fois irréelle, tendre et…magique.
Le mot fatidique est lancé, et les éléments qui peu à peu s’entassent, étouffent le film, et l’empêche de s’épanouir,de s’envoler, à l’instar d’Emily qui finira par trouver son salut en mourrant, ce film a les accents du chant de cygne, je trouve finalement terriblement triste qu’on oblige presque Burton à faire du Burton, à le cantonner dans une thématique particulière, comme si les auteurs devaient absolument toujours écrire la même chose, et de la même façon, sans expérimenter d’autres genres, comme il a tenté de le faire dernièrement avec Big Fish …
J’achèverais cette critique par une citation d’Oscar Wilde qui illustre assez bien mon propos : « Une oeuvre d'art est le produit unique d'un tempérament unique. Sa beauté vient de ce que son auteur est ce qu'il est. En aucun cas de ce que les autres veulent. A la vérité, dès qu'un artiste prend conscience de ce que désirent les autres et s'applique à les satisfaire, il cesse d'être un artiste. L'art est l'expression de l'individualisme le plus intense que le monde ait jamais connue »
C’est un peu extrême, mais finalement touche (à mon sens du moins) un point sensible de ce film, et explique ma note qui peut sembler un brin trop dure.
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Par
Kriss : 8/10
Un nouveaux film d'animation de Tim Burton, comme "L'étrange noël de Mr Jack" m'a dit une amie quelq ...
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Un nouveaux film d'animation de Tim Burton, comme "L'étrange noël de Mr Jack" m'a dit une amie quelque temps avant sa sortie. Etant un fan du réalisateur, cette nouvelle m'avait porté au comble de la joie, d'autant que les aventures du roi des citrouilles est mon deuxième film préféré de Tim Burton après le chef d'oeuvre "Edward aux mains d'argent". J'avait donc rongé mon frein en attendant douloureusement mon frein et en passant en boucle la bande annonce du film. Bien entendu je suis allé le voir à sa sortie au cinéma et je n'ai pas été déçu.
Dès les premières images, on retrouve bien l'esthétique particulière et personnelle de Tim Burton et la musique, composé évidement par le géniale Danny Elfman, colle parfaitement à l'ambiance du film.
Malgré des thèmes différent entre les deux film, trouve dans le film un contraste visuel que l'on retrouvait déja dans "L'étrange noël de Mr Jack", a savoir une différence entre les deux mondes visités. En effet, si la ville des vivant est d'une architecture des plus bannale (que je rapproche au monde de noël dans "L'étrange noël de Mr Jack"), le monde des morts est beaucoup plus déformé et asymétrique (que je rapproche, lui, au monde d'Halloween). On remarquera également un contraste aux niveau des lumières: le monde des vivants est gris et terne alors que le monde des morts est coloré et joyeux; on voit donc la volonté de Tim Burton de donné une image assez positive de la mort. Les personnages sont bien rendus et l'on reconnait plutôt facilement Johnny Depp à travers le personnage de Victor. Les appartitions de la mariée sont toutes magnifiques et tellement prenantes que l'on se laisse transporté par la grâce de son charisme.
On retrouve dans le film beaucoup d'humour noir et de scènes comiques qui passent agréablement sans, bien heureusement, nuire à l'ambiance mélancolique et torturée du film.
La grande différence par rapport à "l'étrange noël de Mr Jack" vient de la musique qui est beaucoup moins présente dans les "Noces funèbres"; on trouve en effet trois chanson et deux passages instrumental, mais qui sont tous superbes, du rire avec la chanson jazzy du squelette (chanté par Danny Elfman) et de la préparation du mariage à la mélancolie avec la chanson de la mariée et les deux instrumental au piano, poignant et émouvant. Ce sont tous des moment fort du film.
Le film nous parle d'amour et de mort, de vengeance et de mal être,d'espoir et de tristesse... Tant de thème chers à Tim Burton qui nous emmène dans une histoire d'amour déchirante, brisant les tabous et l'interdit, avec une dernière scène magnifique mais profondément triste et qui nous laisse seul...le coeur serré... un voyage qui nous marque et nous fait jeter un regard nouveau sur les limites de l'amour...
J'aurais pu mettre 10 à ce film mais je trouve que, hélas, il lui manque un petit quelque chose, et c'est ce quelque chose qui donnait toute sa magie à "L'étrange noël de Mr Jack" et manque cruellement au film. Il reste cependant un excellent film que je vous conseille vivement de voir!
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Réalisateur : Mike Johnson, Tim Burton
Scénario : John August, Caroline Thompson, Pamela Pettler
Sur une idée de Tim Burton, Carlos Grangel
Acteurs : Victor (voix) Johnny Depp
la défunte mariée (voix) Helena Bonham Carter
Victoria (voix) Emily Watson
Nell Van Dort / Hildegarde (voix) Tracey Ullman
William Van Dort / Mayhew / Paul le serveur (voix) Paul Whitehouse
Maudeline (voix) Joanna Lumley
Finnis (voix) Albert Finney
Barkis Bittern (voix) Richard E. Grant
le pasteur Galswell (voix) Christopher Lee
Elder Gutknecht (voix) Michael Gough
l'araignée Veuve Noire / Mme Plum (voix) Jane Horrocks
l'asticot / le crieur public (voix) Enn Reitel
Bonejangles (voix) Danny Elfman
Napoléon Bonaparte (voix) Deep Roy
Emil (voix) Stephen Ballantyne
le jeune villageois solennel (voix) Lisa Kay
Musique : Danny Elfman
Producteur : Tim Burton
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