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Les ch'tits hommes libres
Titre original : The wee free men
Ecrit par Terry Pratchett.
Light Fantasy (Année de parution : 2003), Grande-Bretagne
Synopsis :
Tiphaine Patraque aurait pu être une jeune fille de neuf ans comme les autres. Oui, elle aurait pu... Mais est-on une jeune fille comme les autres lorsqu'on possède une sorcière parmi ses aïeules, qu'on a la capacité d'entendre des "susurrements" dans l'air, qu'on est doué d'un sens de l'observation très aiguisé et qu'on ne supporte pas que quelqu'un vienne marcher sur ses plates-bandes?
Tiphaine commence à se poser elle-même cette question le jour où une créature des rivières tente de l'attaquer - attaque par ailleurs repoussée à l'aide d'une bonne vieille poêle à frire. Cette rencontre lui fait découvrir tout un monde qu'elle ignorait, une certaine vision de son Causse natal sur lequel les bergers qui y vivent ne voient pousser d'ordinaire que des cailloux et des moutons. Il s'ensuit toute une série d'évènements étranges jusqu'à l'enlèvement du petit frère de Tiphaine, un gamin sale et casse-pieds, grand amateur de bonbons, dont elle est sûre qu'il n'est né que pour l'empêcher de mener une vie sereine.
Mais il s'agit de SON petit frère et Tiphaine décide de l'arracher des griffes de son ravisseur: la reine des fées. Apprentie sorcière, Tiphaine sera aidée dans sa quête par un crapaud prédisposé à la plaidoirie et par les Nac mac Feegle, peuple de joyeux et frustres trublions, toujours prêts à se battre ou à boire tout ce qui titre plus de 50° d'alcool.
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1 critiques (proposer une critique):
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Par
Caranthir : 8/10
utant le dire tout de suite, j’adore les Annales du Disque-Monde, et ce pour tout un tas de raisons ...
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utant le dire tout de suite, j’adore les Annales du Disque-Monde, et ce pour tout un tas de raisons dont les principales sont la qualité de leur personnages (premiers ou seconds rôles) et l’humour de leur auteur. (Pratchett est pour l’instant le seul qui m’a fait vivre des fous rires pendant la lecture au point de devoir l’arrêter et de passer pour cinglé auprès de mon entourage) Vous comprendrez donc mon enthousiasme lorsque j’ai vu le dernier opus, Les ch’tits hommes libres, sur les rayonnages de ma librairie préférée.
Les ch’tits hommes libres ne fait pas partie des Annales, mais se passe malgré tout sur le Disque-Monde, dans cette contrée qu’on appelle le Causse. Et c’est déjà un point positif car, même s’il me plait d’arpenter les rues d’Ankh-Morpok ou de gambader sur les pentes du royaume de Lancre, la découverte de nouveaux paysages fait grandement du bien à cette série-qui-n’en-est-pas-une-mais-un p’tit peu-quand-même. C’est donc avec plaisir que j’ai plongé dans ce nouveau décor.
Si le scénario n’apporte pas de surprise (On peut faire quelques parallèles avec le duo Mémé Ciredutemps et la reine des Elfes dans Nobliaux et Sorcières), j’ai tout de même apprécié le personnage de Tiphaine Patraque. Les sorcières sont, avec le Guet, mes personnages préférés de Pratchett car elles ont cette capacité d’observer la nature humaine avec une certaine distance (La Têtologie !) et en même temps elles sont de vraies têtes de mule. Tiphaine, elle, nous apporte entre autre une réflexion sur la nature de la magie. Un exemple parmi d’autres : toute jeunette, Tiphaine, ébahie, a vu sa grand-mère, une sorcière, déposer un agneau mort dans son four magique et soudainement le ramener à la vie. Plus tard elle comprend que ce four banal est « idéal pour faire revivre un agneau chétif né par une nuit enneigée, sur le point de mourir de froid. Voilà comment ça marchait. Aucune magie. Mais cette fois-là, la magie avait été à l’œuvre. La magie ne disparaissait pas parce qu’on avait découvert le mode opératoire. »
Et puis il y a les ch’tits hommes libres. Ces Picties (Fusion de Picte, ancêtre de l’Ecossais, et de Pixies, lutins du folklore irlandais) m’ont bien fait rire. Ha ! La vision de ce mouton volé transporté par les Picties à travers un champ !
Un bémol tout de même pour ce roman : le langage des Picties est au départ difficile à lire et nécessite un effort qui peut casser le rythme de la lecture. Bon allez, un second bémol : il y a dans ce roman beaucoup moins de personnages de second plan qu’à l’ordinaire, de ceux qui sont là pour se faire tuer en une page ou qui ne font que passer pour déclencher par inadvertance des catastrophes comme la fin du monde, et auxquels l’auteur donne d’habitude plus de consistance. Mais dans l’ensemble, sans être le meilleur des livres du Disque-Monde, sans qu’il apporte de grande surprise, ce one-shot est un bon cru dont je ne peux que recommander la lecture.
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Auteur : Terry Pratchett
Illustration : Paul Kidby
Traduction : Patrick Couton
Editeur : Atalante
Date de parution : 06/2006
Collection : Dentelle Du Cygne
Nombre de pages : 320 pages
Format : 13 cm x 18 cm
Illustration : Illustrations couleur
ISBN : 2841723399
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