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Medias |
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Smallville
Titre original : Smallville
Réalisé par un inconnu de nos archives.
Acteurs : Pas encore dans nos archives...
Fantastique (Année de production : 2003), Etats-Unis
Site web : http://thewb.warnerbros.com/web/show.jsp?id=SM
Pour voir la liste des épisodes, cliquez sur l'onglet Plus d'infos.
Synopsis :
Mais qui était Superman lorsqu'il était au lycée ? Etait-il boutonneux ou avec une peau douce ? Etait-il si frêle ou musclé ? Savait-il voler ? Avait-il tous ses pouvoirs ? Comment le considéraient ses professeurs ? Et ses amis de classe ? Qui est donc cette Lana, son amour d'ado dont tout le monde parle ? D'où lui vient cet amour pour le journalisme ? A-t-il des ennemis ? Connait-il ses origines ? Est-ce que Smallville est un trou réellement pommé du Kansas où rien ne se passe ? Comment fait-on pour gérer des centaines d'hectares de maïs alors qu'on est seul ? Mieux vaut-il utiliser l'irrigation ou exploiter un extraterretre surpuissant ? Et tant d'autres questions que l'on pouvait se poser et auquelles cette série répond avec joie et empressement....
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1 critiques (proposer une critique):
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Par
Thaïs Erin : 6/10
Ce matin je me réveille, je me connecte sur Arcanes et là que vois-je devant mes yeux encore tout en ...
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Ce matin je me réveille, je me connecte sur Arcanes et là que vois-je devant mes yeux encore tout ensommeillés ? Une nouvelle fiche dans l’encyclopédie, et non des moindres s’il vous plait, une fiche sur cette série cultissime dont encore aujourd’hui, bien que la 5ème saison se soit achevée il y a déjà longtemps, je ne peux parler sans verser une larme (d’auto apitoiement sur la douceur de cette débilité profonde m’assaillant chaque samedi lorsque je m’affale sur mon fauteuil pour regarder les nouveaux épisodes, ou de tristesse face à l’inéluctable destin de celui qui restera toujours mon fantasme de midinette attardée, le bad boy millionnaire Lex et son sensuel crâne rasé…).
Alors, je ne peux que me précipiter pour vous faire une critique, sachant combien cette série compte à mes yeux, un vrai garde fou.
Smallville, c’est un mélange à la fois tragicomique de Buffy The Vampire Slayer (pour le côté fantastique et les personnages lycéens, sauf que leur psychologie dans Smallville est réduite à une peau de chagrin et aux clichés les plus éculés de toute série pour ados qui se respecte un tant soit peu et connaît ses classiques ; en effet, nous y trouvons pêle-mêle : le héros (Clark ou ce petit surnom lui allant à la perfection, Jack-le-Niais) évidement beau (enfin beau ça se discute mais bon, ce fait étant communément admis je ne vais pas revenir dessus), élève modèle et harassé par ses journées hors du commun (à savoir, nonobstant ses wonder pouvoirs lui causant pas mal de tracas quotidiens vu qu’il ne les maîtrise pas (mais la sagesse vient avec l’âge, petit scarabée), les charges épuisantes de sa ferme, des meules de foin à rentrer et de la traite des vaches sur fond de tracteurs rouges et de maïs transgénique), une sous héroïne (Lana) deux de tension qui annone ses répliques pour la simple et bonne raison qu’elles lui permettent de payer son loyer, mais dont le joli minois, apparemment, suffit à rassembler des foules de mâles en transe, un ami (Pete) qui ne sert à rien si ce n’est à servir de faire valoir pour le héros (personnellement je n’ai pas tenu le compte du nombre de fois où Clarky vient le sauver des griffes de patrons peu scrupuleux ou de mutants à la kryptonite baveux, mais ça vaut son pesant de cacahuètes), une autre amie (Chloé) un peu plus évoluée que Lana, raison pour laquelle bien évidement elle tombe amoureuse de Clarky et que ce dernier ne la remarque même pas, petite blonde fouineuse, ne cessant de s’attirer des ennuis….Le décor est posé, je parlerais des méchants ensuite (ça sera beaucoup plus jouissif)) mais on peut aussi y remarquer l’influence de Dawson (pour le côté prise de tête de leurs amours absolument niaiseuses, postées sous le schéma « je t’aime, moi aussi, mais nous ne pouvons pas être ensemble, cela nous ferait trop de mal, car tu ne me dis pas tout, il y a quelque chose que tu me caches (redondance qui fait le bonheur des saisons 3 et 4) alors je vais coucher avec un autre rien que pour le plaisir de te faire souffrir sachant que, comme nous sommes des âmes-sœurs, cela me fera souffrir aussi parce que je t’aime, moi aussi… » (et je vous passe les détails en gros c’est toujours la même chose en boucle), mais aussi, et je suis désolée d’avance pour les fans de cette inénarrable saga, qui lorgne du côté de Star Wars (l’ambivalence de Lex n’étant pas sans rappeler celle d’Anakin…)
Sans oublier bien sûr, étant dans une série familiale (certes à gros budget, il faut donc rentabiliser tout ça), le rôle on ne peut plus primordial des parents du futur Superman : les Kent. Dans la série « famille conservatrice petite maison dans la prairie couplée à Star Treck » je voudrais d’abord le père : Jonathan. Jonathan (ou Super J comme j’aime l’appeler) est le type même du paternaliste primaire, genre doyen des familles romaines (pour ceux qui aiment les comparaisons à l’histoire antique) mêlé à une savoureuse salade des clichés romanesques des américains : beau gosse (les traits burinés par les années passées à ramasser les cosses de petits pois sous le chaud soleil du Kansas), moralisateur jusqu’à l’outrance (« mon fils, tu ne dois pas jouer au foot car avec tes super pouvoirs tu risquerais de gagner » franchement quelle réplique culte, l’une des meilleures de la série, merci aux scénaristes pour ce moment de grand bonheur ), il cache son complexe d’infériorité de blond paysan délavé face au charismatique Lionel Luthor qui est à la fois d’un brun ténébreux (rien que ça c’est à mourir de rire, le gentil est blond et le méchant a de beaux cheveux d’un noir de jais, bonjour la psychologie sommaire style « Barbie Fairytopia »), beaucoup plus riche, dont l’after shave fleure bon les parfums parisiens coûteux et qui, il faut bien le dire, est beaucoup plus classe que lui.
Ensuite, je voudrais la mère américaine typique, savant mélange entre « ma sorcière bien aimée » et « Wondermaman », qui nous plonge tout droit dans le puritanisme le plus rétrograde que j’ai jamais vu dans une série (à ce stade là s’en est presque un message politique subliminal, mettant à mal tout le travail des suffragettes et des féministes) : Martha. Martha est capable, et tout cela dans le même temps, de préparer un pot-au-feu, de pleurer sur les misères de son fils, de chouchouter niaiseusement son époux au clair de lune et de présenter aux invités de délicieux cookies. Ne servant strictement à rien, si ce n’est à en rajouter dans le décor sirupeux, elle passe son temps à changer de couleur de cheveux (c’est pas que je la comprenne mais, soyons réalistes, elle doit périr d’ennui la malheureuse), à geindre sur les malheurs de sa vie et à cuisiner (il ne lui manque plus que le tablier blanc avec sur l’emplacement central des tomates brodées), une esquisse d’intrigue amoureuse avec le pire ennemi de son mari, le capitaliste Lionel, a d’ailleurs contribué à renouveler mon intérêt pour la série, mais, elle a lamentablement échoué quelques temps après…Dommage, ça aurait mis un peu de piquant mais bon…
Bien, arrêtons là les comparaisons (non pas que je n’ai plus rien à dire, au contraire je pourrais écrire une thèse dessus mais je ne tiens pas à vous endormir) et allons au cœur même de ce qui fait le succès de cette série hors du commun : les intrigues à suspens.
Smallville se targue de nous faire frissonner chaque samedi soir à grands renforts d’effets spéciaux pas toujours très convaincants (on y trouve du bon, du moyen et parfois du franchement mauvais, sans doute lorsque les frais de coiffeur de Lana ou de Lex, ainsi que les chemises à carreaux de Clarky, ont dépassé le budget initialement prévu) et de monstres toujours plus affreux les uns que les autres, piochés au hasard dans d’anciennes séries (Buffy aux premières loges, ainsi que X Files) ou carrément dans des comics (Flash Gordon, Aquaman), le seul problème réel étant que tous les épisode se ressemblent (et quand je dis se ressemblent, c’est un euphémisme) ajoutant déjà aux tares des scénarios le défaut supplémentaire de prendre les spectateurs pour des crétins sans mémoire et profondément incultes. Le schéma est ainsi tiré : à cause de la pluie de météorites sur Smallville engendrée par l’entrée dans l’atmosphère de Mister Univers, des étudiants lycées se sont retrouvés affectés de super pouvoirs (et là on verse dans le grand n’importe quoi, les producteurs ayant confondu, sans l’ombre d’un doute, les termes imagination et ridicule), étant donné que les lycéens en question sont les rejetés, les rebuts de ce petit monde de perfection adolescente, soit parce qu’ils sont moches (c'est-à-dire qu’ils ont un appareil dentaire ou ont des lunettes, ou encore ne portant pas les fringues à la mode), ou parce qu’ils sont intellos (c'est-à-dire qu’ils participent au sacro saint club d’échec au lieu d’aller se cuiter dans les vestiaires des footballeurs dopés à la testostérone qui paraît composer la majeure partie des étudiants mâles, ou alors, si le mutant en question est une jeune fille, qu’elle écrit, lit ou dessine alors que ces copines passent leur temps dans des soirées branchées à draguer les dits footballeux niaiseux dans des jacuzzi taille XXXXL), bref, comme ces pauvres malheureux sont les déchets de cette vie sociale mirifique, avoir des pouvoirs leur permet de prendre leur revanche sur ce monde cruel, ils commencent à péter les plombs, ils enlèvent Lana (on ne sait pas trop pourquoi mais elle finit toujours par se faire kidnapper, sans doute pour justifier son sauvetage
Par Jack le Bûcheron Kryptonien), Wonderman vient la sauver, sort sa morale à deux euros aux petits mutants ayant fait du vilain (du style « pense à ta vie, elle n’était pas si mal après tout, ne te suicide pas, viens, je te tends la main (là, la main glisse, mais non finalement le mutant ne meurt pas parce que, est il utile de le rappeler, Clarky est un héros jusqu’au boutiste), alléluiha Te Deum et tutti quanti ») et tout ça se termine dans un épilogue nocturne, avec un beau dialogue mielleux entre notre superman et sa donzelle effarouchée, alors que, en arrière plan, Martha prépare une nouvelle fournée de brownies, que Jonathan coupe du bois dans la grange et que Lex, en secret, est à la recherche 1. De petits plans sournois et machiavéliques pour conquérir une fois de plus l’univers 2. en train de se morfondre sur la dualité de son âme et de se disputer avec son père indigne ou 3. De jouer au billard, esseulé, un verre d’alcool à la main…
Voilà, j’ai résumé brièvement les 3 premières saisons.
Dans les deux suivantes, que j’ai moins suivies (parce que quand même j’ai aussi mes limites) les scénaristes essaient tant bien que mal de redonner un second souffle à la série qui s’essouffle un peu (bah oui, même les mutants au bout d’un moment ça fatigue) en y introduisant de nouveaux personnages qui seront ensuite récurrents et sonnent comme un clin d’œil aux films de Superman de fin 70 début 80 ; le hic est qu’ils n’ont toujours pas intégré qu’un personnage se devait d’être un peu poussé, et qu’au lieu de se perdre dans de nouvelles intrigues sentimentalo-niaiseuses ils auraient mieux faite de dessiner plus subtilement le caractère des personnages principaux : aussi a-t-on souvent l’impression de regarder une parodie, tant les héros manquent de profondeur, leurs réactions sonnant faux et formant en fait un joyeux désordre où surnagent les méchants de l’histoire.
Le réel atout de Smallville en définitive ce sont les portraits à la fois amers, brusques et tristes des Luthor, le caractère ambivalent du père et le côté sombre du fils, faisant ainsi, à mon sens, passer Lex pour le véritable héros de l’histoire, puisqu’on lui donne par là-même un passé, les justifications psychologiques de sa folie future, bref le début d’une belle névrose que le spectateur observe avec d’autant plus d’intérêt que, progressivement, la saison 5 a basculé irrémédiablement dans une sorte de noirceur insoupçonnée (peut être parce que Lex devient bien plus intéressant) dont il sortira, je l’espère, quelque chose d’infiniment plus torturé et profond que le romantisme sirupeux et moralisateur des saisons passées…
Mais bon, ne boudons pas notre plaisir, Smallville c’est l’assurance d’une bonne crise de fous rires, et, même si cet optimisme dont je fais preuve à la fin de la critique n’est pas justifié par la suite, la série restera un moment de détente savoureux dans lequel on pourra toujours laisser aller sa verve acerbe et comique…
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Réalisateur : James Marshall et Paul Shapiro
Scénario : Philip Levens et Michael Green
Acteurs : Tom Welling (Clark Kent) et pleins d'autres...
Producteur : Warner Bros
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