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René Gustave Henri Barjavel
Métier(s) : Journaliste
Nationalité : Français
Né le : 24/01/1911
Site web : Aucun
Biographie :
René Gustave Henri Barjavel est donc né le 24 janvier 1911, à Nyons, dans la Drome, de Marie et Henri Barjavel, dans une famille recomposée, Marie étant la veuve d'Émile Achard, avec lequel elle avait eu deux fils, Paul et Emile. Durant la première guerre mondiale, son père étant parti au front, il reste avec ses demi-frères et sa mère, qui a pris en charge la boulangerie de son mari. En plus de cela, René supporte avec difficulté l'emprisonnement à l'école primaire.
En 1919, Henri Barjavel est démobilisé, et René entre au collège de Nyons, dirigé par Abel Boisselier. La même année, Marie Barjavel est une des rares personnes a être frappée de la maladie du sommeil en France. Elle décédera trois ans plus tard.
René suis alors le principal de son collège lors de sa mutation à Clusset, dans l'Allier, où commencera sa passion pour la littérature.
A la fin de ses études, René Barjavel, récent bachelier, exerce plusieurs métiers différents (pion, professeur d'anglais, agent immobilier, employé de banque...) avant d'entrer dans le journalisme au « Progrès de l'Allier », un quotidien de moulin. Sa carrière de journaliste, et son amour de la littérature et de ses techniques, le meneront alors à Paris, grâce à un certain Robert Denoël, editeur belge installé dans la capitale, et auquel il restera toujours fidèle.
A Paris, il rencontre également Madeleine de Wattripont, avec qui il se marie en 1935, et qui lui donne deux enfants, Renée et Jean. Durant cette période, il s'intéresse au cinéma en tant que critique, sous le pseudonyme de GMLoup (grand méchant loup). Il y fait des critiques souvent très acides, et sans concession.
Puis vient la seconde guerre mondiale, à laquelle René participe en tant que caporal d'intendance d'un régiment de zouaves.
Peut-être cette guerre a-t-elle déclenché quelque chose en lui, car c'est en 1942 qu'il entre dans la science-fiction, avec Ravage. Le succès de ce texte le poussera à écrire Le Voyageur imprudent, publié sous forme de feuilleton du 24 septembre 1943 au 14 janvier 1944. Les textes qu'il écrivit durant cette période d'occupation lui valurent, malgré leur succès, d'être suspecté durant la campagne d'épuration littéraire qui eu lieu en 1945.
En 1950, Il tombe malade, et s'en va dans le sud, en convalescence. Il reviendra à Paris en 1951, et se consacrera au cinéma, en tant que dialoguiste et scénariste jusqu'en 1965. Il participe, entre autres à 'Le Petit Monde de Don Camillo', ainsi que les autres Don Camillo, 'les Misérables', 'Femmes sans nom', 'le Mouton à cinq pattes', 'les chiffonniers d'Emmaüs'...
Il écrit également deux pièces de théâtre de science-fiction : « Le Voyageur Imprudent » et « Mme Jonas dans la baleine ».
En 1962, il reprend son activité de romancier. 'La nuit des temps' (1968), tout d'abord rédigé en tant que scénario de film, se voit transformé en roman face à la méfiance des producteurs, et obtient un succès retentissant, récompensé du prix des libraires. En 1969, il commente sur RTL les vols vers la Lune. En 1972, il participe à la création du prix Apollo, et fera partie du jury.
En 1973, Il publie 'Le Grand Secret' qui remporte le Prix des Maisons de la Presse.
Il s'adonne aussi durant cette période à la photographie, à l'écriture de chansons, tente de produire l'une de ses pièces au théatre des Bouffes-Parisiens... Tout en se chargeant de sa chronique au Journal du Dimanche, qu'il conservera jusqu'à ses 70 ans.
A l'été 1979, la Fondation pour le rayonnement des Arts et des Lettres (Genève) lui a décerné le Prix Europa- Littérature “pour l'ensemble de son œuvre et rayonnement de la langue française”.
Le 24 novembre 1985, René Barjavel a une crise cardiaque, et s'en va. La même année, il s'était écrit une lettre dans laquelle apparaissaient ces quelques mots :
Je n'ai pas envie de mourir, mais je crois que j'ai assez vécu.
Chaque instant est l'étemité. Je sais que ceux qui m'attendent ne m'apporteront rien de plus, je sais peu de choses, je ne saurai rien de plus, j'ai atteint mes limites, je les ai bien emplies, je me suis bien nourri d'être autant que je pouvais, à ma dimension, et de petit savoir, et de grande, grande joie émerveillée. Et maintenant je voudrais faire comme mon chat après son repas : m'endormir.
Si je continue, si je dure encore, je ferai mon métier aussi longtemps que je pourrai, avec application comme je l'ai toujours fait. Bien faire ce qu'on fait, quel que soit le métier.
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