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Conte de la première lune


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Conte de la première lune



Conte de la première lune Titre original : Ichigetsu Monogatari
Ecrit par un inconnu de nos archives.
Autre (Année de parution : 1999), Japon


Synopsis :

Un jeune poète,déjà célèbre, doit voyager pour éviter de mourir. Atteint de neurasthénie, les longues marches lui permettent de mieux maîtriser son corps. La mélancolie qui le gagne, le pousse à partir au hasard, sur des coups de tête, ou de manière plus raisonnable à la rencontre des paysages ayant inspiré les plus grands poètes.
Cette fois-ci c'est le regard troublant d'une jeune femme, croisée sur le quai d'une gare, qui marque son départ, le hasard des rencontres faisant le reste. Le périple qu'il s'apprête à effectuer est comme tracé d'avance par une force mystérieuse, et semble prendre une tournure fatale.
De gares bondées en sentiers abandonnés, d'auberges en temples bouddhistes, de vallées inondées de lumières en obscures forêts, son chemin devient aussi sinueux que la trajectoire d'un vol de papillon. Blessé alors qu'il s'est égaré dans la montagne, il est recueilli par un moine peu bavard. Il découvrira bientôt la terrible histoire des lieux qui semblent le retenir.

Dès les premières pages du roman, le livre se construit comme une boucle à partir du point où tout a basculé, c'est à dire la chute du héros dans la montagne. A cet instant, les notions de réalité et de temps se dissipent. Le héros tourne géographiquement en rond, puis finit par arriver dans un endroit reculé du monde, absent des cartes, oublié.
Dans ce récit que nous offre Keiichiro Hirano, la fatalité et le symbolisme chrétien sont omniprésents. Le héros possède une beauté diabolique et se laisse envahir par la passion et les succubes, tandis que surgit dans son esprit fantômes et autres spectres.

Les constructions labyrinthiques et les parcours initiatiques désespérés semblent donc avoir les faveurs de l'auteur, un jeune auteur bourré de talent, qui deviendra peut-être un jour le Mérimée Nippon.