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Critiques (2) |
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Le château ambulant
Titre original : Hauru no ugoku shiro
Réalisé par Hayao Miyasaki.
Acteurs : Pas encore dans nos archives...
Light Fantasy (Année de production : 2005), Japon
Site web : http://www.lechateauambulant-lefilm.com
Synopsis :
La jeune Sophie, âgée de 18 ans, travaille sans relâche dans la boutique de chapelier que tenait son père avant de mourir. Une sorcière jettera un épouvantable sort sur Sophie qui la transforme en vieille femme de 90 ans. Accablée, Sophie s'enfuit et erre dans les terres désolées. Par hasard, elle pénètre dans une drôle de construction : le Château Ambulant. Ce dernier appartient au magicien Hauru et, cachant sa véritable identité, elle y trouvera refuge en s'y faisant engager comme femme de ménage, aussi mystérieuse que dynamique...
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2 critiques (proposer une critique):
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Par
Faith InTruth : 10/10
Miyazaki, c'est un nom magique. Un des rares noms qui m'assurent que je peux aller voir un nouveau c ...
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Miyazaki, c'est un nom magique. Un des rares noms qui m'assurent que je peux aller voir un nouveau chef d'oeuvre sans me soucier d'être déçue ou pas.
Pour "Le Château Ambulant", même magie, même fascination. C'est sûr que le graphisme n'a rien à voir avec Mononoké, mais il ne fallait pas se leurer non plus, Miyazaki n'allait certainement pas paser à côté de toutes les nouvelles technologies numériques et autres pour exploiter encore et toujours ses fabuleux dessins. Peut-être que l'image a moins de charme mais elle est tout aussi belle, et pour ma part, cela ne gâche rien.
Une des choses que j'ai retrouvées avec beaucoup de plaisir et dont je ne me lasse pas, c'est son humour. Entre Calcifer et le petit garçon (honte à moi, j'ai oublié son nom) on est pas déçu. C'est toujours avec beaucoup de tendresse qu'il nous fait sourire et il a ce don pour que l'on s'attache aussi vite aux personnages qui me rend perplexe.
L'ambiance est absolument magique. Très intime aussi je trouve, on entre d'abord dans le quotidien d'une jeune femme, on apprend à la connaître puis petit à petit l'histoire s'élargie, et la voilà prise dans un monde étranger en même temps que nous.
Premier choc, en voyant Hauru. D'une beauté incroyable et une voix attribuée absolument parfaite, j'ai eu du mal à résister. Mais je ne regrette qu'une chose, son effroyable maigreur. Du reste, énigmatique est le mot qui le représente le mieux. De plus, il a eu le droit à des plans vraiment géniaux, je pense à celui où l'on voit son bras glisser lentement ainsi qu'une partie de son visage lorsqu'il prend la relève de Sophie pour faire le petit déjeuner. J'ai trouvé ce plan très sensuel et vraiment bien trouvé.
Deuxième choc, le château. Je m'attendais à tout sauf à un truc bizarre qui ne ressemble à rien et qui fait un boucan terrible lorsqu'il se déplace ! Mais la surprise m'a terriblement plu, quelle originalité ! Et de voir qu'il était transformable quasi à l'infini m'a encore plus conquise.
L'histoire de la porte est vraiment génialissime. Les couleurs m'ont fait penser à des combinaisons secrètes et je pense qu'il y a une belle symbolique, une porte ouverte sur beaucoup de monde différents, tous aussi merveilleux les uns que les autres, sauf un. Comme quoi, même dans des mondes faits de magie et de merveilleux, les cauchemars et l'horreur y ont tout autant leur place, un équilibre qui ne peut être rompu.
Troisième choc, mais là il s'agit plutôt d'un coup de foudre, Calcifer. Personnage que l'on pourrait qualifier de secondaire mais qui a toute son importance. Clef pour beaucoup de choses, pour moi il fait partie des personnages principaux. Et il est peut-être même le premier. Doté d'un humour dont on peut difficilement se passer et d'une physionomie vraiment agréable il fait partie de ces petits personnages toujours présents chez Miyazaki. Il sont là pour émerveiller, faire rire ou pleurer mais je crois sincèrement qu'ils ont une importance majeure.
En ce qui concerne l'histoire, qui est longue, je n'ai pas décroché une seule seconde. On ne reste jamais au même endroit, ce qui permet de raviver l'intérêt continuellement. Une scène que j'ai trouvée particulièrement belle, qui est un flash-back sur la vie d'Hauru, est où on le voit entouré de centaine de lueurs éclatantes. J'ai trouvé ce passage vraiment très poétique et onirique.
La fin m'a peut-être un tout petit peu déçue, je ne saurai dire pourquoi, peut-être que les choses sont allées trop vite soudainement. J'ai vu beaucoup de garçons rouler des yeux sur une phrase d'Hauru lorsqu'il parle à Sophie à propos de ses cheveux me semble t-il. Pas facile d'éveiller les cervaux endormis...
Voilà encore une personne que l'on devrait interdire de mourir, sa poésie et ses visons particulières de la beauté (entre autre car il touche vraiment à beaucoup de thèmes) me manqueront.
En attendant, regardez encore et encore du Miyazaki, ça ne nuit pas gravement à la santé, bien au contraire !
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Par
Tifaérith : 7/10
Depuis quelques années, Miyazaki n'est plus vraiment un nom japonais de plus dans la bouche de certa ...
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Depuis quelques années, Miyazaki n'est plus vraiment un nom japonais de plus dans la bouche de certains connaisseurs.
Aujourd'hui, c'est Monsieur Mononoké et Chihiro, dont on vend ses autres films comme étant "avant Mononoké et Chihiro, il y a eu" ou encore "après Mononoké et Chihiro, voici". Dommage certes, mais cela a au moins le mérite de faire découvrir aux gens l'animation japonaise de qualité, même si cela se résume uniquement à Miyazaki.
Seulement voilà, à déifier le maître, beaucoup n'ont pas été objectifs.
Certains, trop enthousiasmés par la qualité graphique, ont fait l'impasse sur l'histoire. Et justement, il est bien connu que le graphisme ne fait pas tout.
En effet, Miyazaki, depuis Mononoké, s'étant mis aux techniques modernes par ordinateurs, incluant également de plus en plus de 3D, il est évident que chaque nouveau film est graphiquement meilleur que le précédent.
On a pu remarquer d'ailleurs un changement d'ambiance depuis Chihiro, où l'atmosphère devient carrément baroque, voire rococo dans Le Château Ambulant. Une floraison de détails, de vie, une animation excellente.
De ce côté là, il serait difficile de reprocher quelque chose au film.
Mais du côté de l'histoire et de son déroulement...
N'ayant pu voir le film qu'une fois malheureusement, au ciné, je ne pourrais pas être bien précise. Mais malgré un début magique, curieux, enchanteur, l'histoire devient confuse vers le milieu, même si la magie du film reste présente. On comprend vite que l'histoire va plus se centrer sur Sophie et Hauru, plus que sur l'état de Sophie elle-même.
Certains persos secondaires ne bénéficient pas de personnalité particulière, et certaines transformations à la fin n'étaient pas nécessaires, mais ajoutent juste à la happy end. De plus, le rythme n'est pas toujours très bon, avec des grosses baisses de régime.
Et justement, après avoir vu un Hauru tourmenté, déchiré entre ses idéaux, ses devoirs... assister à une telle fin en happy end est un peu plat.
Certes, on ne peut pas toujours finir comme Mononoké, mais là la fin aurait méritée d'être un peu plus nuancée à mon goût.
Ceci dit, je le répète, je n'ai pu voir le film qu'une fois, même si je ne pense pas changer d'avis. Je ne peux seulement pas être précise.
En tout cas, il est évident que cet animé est absolument excellent... au vu de la production mondiale, mais dans la filmo de Miyazaki, il n'est certainement pas le meilleur. Je l'ai donc noté en fonction de ce dernier critère.
A vouloir nous vendre du Miyazaki, on passe à côté de certains autres grandes oeuvres de l'animation japonaise, comme celles de Satoshi Kon qui elles n'ont droit qu'à une sortie DVD, ou Takahata, dont on daigne enfin sortir l'excellent Pompoko au ciné.
Pour moi maintenant Miyazaki est "l'entertainer", ses films nous en mettent plein les mirettes, et on s'en plaint pas, loin de là, pourquoi bouder son plaisir? Cependant, il est dur d'oublier un Laputa, un Totoro, un Porco Rosso ou un Mononoké...
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Réalisateur : Hayao Miyazaki
Scénario : Hayao Miyazaki
Acteurs : Chieko Baisho, Takuya Kimura, Akihiro Miwa, Tatsuya Gashuin, Ryunosuke Kamiki, Mitsunori Isaki, Yo Oizumi, Akio Ôtsuka, Daijiro Harada, Haruko Kato
Musique : Joe Hisaishi
Producteur : Toho Company, Les Studios Ghibli, Tokuma Shoten, NTV, Dentsu
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le 16/01/2006 à 14h42 : Sortie DVD : Le château ambulant
le 12/01/2005 à 00h02 : Mercredi, jour du cinéma
le 22/11/2004 à 20h54 : Affiche du prochain Miyazaki
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