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Le Dernier Héros
Titre original : The Last Hero
Ecrit par un inconnu de nos archives.
Light Fantasy (Année de parution : 2003), Grande-Bretagne
Appartient au cycle : Les Annales du Disque-Monde :
Synopsis :
C’est le plus connu des barbares, une véritable légende, le plus grand héros que le Disque-monde ait porté.
Nostalgique des temps des pillages et des combats où il n’avait pas à se soucier des clôtures et des procès. Il se souvient des temps anciens où tuer un dragon, ne relevait pas de l’annihilation d’une espèce en voix d’extinction il ne se faisait pas engueuler pour ça. Mais par contre, il a du mal a se souvenir où il a rangé son dentier.
Avec ses très très vieux compagnons de la Horde d’Argent, Cohen décide de partir à l’assaut du Cori-celesti, demeure des Dieux.
Il ramène ce que le premier héros leur a volé et avec les intérêts.
La fin du monde est proche….
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1 critiques (proposer une critique):
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Par
orcusnf : 10/10
Le Dernier héros est une oeuvre à part dans toutes les annales, un peu comme Eric. En effet, ce sont ...
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Le Dernier héros est une oeuvre à part dans toutes les annales, un peu comme Eric. En effet, ce sont les deux seuls tomes à êtres sortis dans une édition prestige, agrémentée de nombreux dessins originaux de Paul Kidby. Mais contrairement à son prédécesseur, LDH va encore plus loin, le livre n'est plus seulement accompagnée d'illustrations, il est lui même une illustration permanente. Le texte devient secondaire, juste l'occasion de faire de beaux dessins. ce n'est pas d'ailleurs pour rien qu'il n'est au fond qu'une grosse nouvelle, rien de plus.
En effet, vous remarquerez que malgré ses 200 pages, le texte est assez court, augmenté grâce à l'utilisation classique de police plus grande et de marges au dessus de la moyenne, il n'est plus qu'un compagnon. Nous avons bel et bien un Art Book, et non un roman. Cependant, il nous faut en parler, car l'histoire est une des plus originales, même si reprenant une fois de plus des héros qui peuvent nous sembler usés jusqu'à la corde tant ils reviennent souvent dans les annales.
Ainsi, outre l'inévitable Rincevent, nous retrouvons avec plaisir Cohen le Barbare et ses amis de la horde d'argent, sans oublier le capitaine Carotte. Bien entendu, au second plan se trouvent l'éventail habituel de personnages tels que le Patricien, les mages de l'université de l'invisible ( ah ce ridculle...), le singe de service ( ook ) et, surprise de taille, le génial et étourdi Léonard de Quirm, trop peu présent dans les annales en dépit de son grand potentiel. Heureusement, cette lacune est ici rattrapée puisqu'il est un des héros majeurs du tome, l'occasion de dévoiler un personnage atypique et si intéressant ( et surtout original).
Schéma classique s'il en est un, la menace des héros, Rincevent envoyé en renfort, les dieux qui continuent à jouer sur leur plateau géant et le Patricien qui s'énerve. D'autant plus que comme au début des annales, nous retrouvons l'idée des chélonautes, ces intrépides voyageurs qui partent faire le tour de la grande A'tuin, et pour ce faire, plongent au dessus du rebord et du périfilet. Mais l'humour parvient à sauver cet archétype littéraire grâce à Léonard de Quirm, qui insuffle un enthousiasme nouveau aux gags de Carotte et de Rincevent. De plus, La Horde d'argent réussit l'exploit de nous émouvoir tout en nous faisant rire, ils accumulent les défauts et les obstacles sans tomber dans la caricature. Ils sont des héros aux noms évocateurs et symboliques, mais ne tombent pas dans le connu, leurs personnalités, seulement ébauchés dans le tome 16, sont ici complétées avec brio. C'est un plaisir de les (re)découvrir.
Donc, l'histoire ne faiblit pas, malgré les descriptions parfois un peu pompeuses, et gagne en intensité au fil de la narration, pour atteindre son apothéose au moment du dénouement. C'est un casting de choix, auquel il manque peu de célébrités ( les sorcières peut être) et qui assure une histoire dynamique et de bonne qualité, même si la plupart des moments clés ont déjà été évoqués ailleurs.
Mais le plus important reste néanmoins le dessin, qui est ici l'oeuvre d'un maître absolu. On peut dire que Paul Kidby n'a pas volé son succès, il est vraiment un des meilleurs illustrateurs du moment, et il participe autant, voire plus à la qualité de ce tome que Pratchett. Car nous savons maintenant à quoi ressemblent nos héros preférés, bien que nous ayons notre propre idée dessus, nous savons maintenant à quoi pensait Pratchette et Kidby. Quelques surprise peut être, mais rien de non plus extraordinaire. Rincevent est toujours un martyr, Vétérini froid et Carotte naïf. Dans le cas présent, la phrénologie serait véritablement une science exacte si on l'appliquait aux annales!!
Outre cela, nous avons droit à des dessins d'A'tuin, des montagnes du bélier, de la mer circulaire, du périfilet, de Dumanifestine, des dieux, des dragons, des poêles, des méchants et des pas beaux, de tout ce qu'on peut rêver de voir et qui est présent dans ce tome. ( il est évident pour des raisons techniques que Deuxfleurs et Mémé par exemple ne sont pas là ). J'aime particulièrement les parodies de tableaux célèbres, comme une certaine fresque murale de Michelange archiconnu, où cette fois Cohen se moque de Io l'aveugle. Mais des doubles pages comme celle là, vous en trouverez des pelletées, tout plus savoureuses les unes que les autres.
Au final, un livre qui se lit autant qu'il se regarde, et c'est agréable, indéniablement. Une oeuvre d'art rarissime, quasiment introuvable en magasin, probablement jamais rééditée en français, alors si vous le trouvez, n'hésitez pas. De toute façon, en le voyant, vous comprendrez tout de suite pourquoi c'est le seul livre de ma collection à être conservé sous papier bulle...
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