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Description |
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Critiques (1) |
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Medias |
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Dark city
Titre original :
Réalisé par un inconnu de nos archives.
Acteurs : Pas encore dans nos archives...
Science Fiction (Année de production : 1998), Etats-Unis
Site web : Aucun
Synopsis :
John Murdoch se réveille un beau matin dans une chambre d'hôtel impersonnelle, la mémoire vide, et découvre rapidement qu'il est poursuivi pour d'effroyables meurtres sadiques. Dans un univers futuriste et glauque, à mi-chemin entre la science fiction la plus folle et les rêves fantasmagoriques et cauchemardesques d'un écrivain torturé, il se met en quête de son passé, de ses repères, et de son ancienne identité. Pourchassé par d'étranges hommes en noir et l'inquiétant inspecteur Bumstead, il entraîne dans sa course folle une jeune femme, Emma, dont il tombe éperdument amoureux, mais qui lui laisse aussi dans la tête des souvenirs étranges...
De découverte en déconvenue, avec cette menace qui plane toujours sur son être, John va apprendre que le monde qu'il peut voir n'est que l'infime décor d'un théâtre bien plus grand que ce qu'il aurait pu prévoir...
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1 critiques (proposer une critique):
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Par
Thaïs Erin : 8/10
Dark City est un film de science-fiction qui oscille constamment entre anticipation et film noir d’a ...
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Dark City est un film de science-fiction qui oscille constamment entre anticipation et film noir d’auteur, ce qui lui donne un ton assez décalé et suffisamment unique pour attirer l’attention. Alors que Matrix était à l’apogée de sa gloire médiatique et qu’une campagne d’acier en faisait l’un des films de SF les plus visionnaires de son époque, ce film sorti très peu de temps auparavant est presque passé inaperçu, ce qui, de mon point de vue bien sûr, a de quoi surprendre, car certaines des scènes de Dark City, de même que les hommes en noir effrayants et spectraux, ressemblent étrangement à celles de Matrix, effets spéciaux plus tamisés à leur décharge.
L’histoire est simple, somme toute assez basique de toute SF qui se respecte : un homme se réveille amnésique, et va, en même temps que redécouvrir son monde, chercher les bribes de son passé, alors que des méchants inquiétants, aux pouvoirs étranges, le poursuivent. Quête initiatique donc, avec en fond une course poursuite opposant le bien et le mal. Mais, en creusant davantage, on s’aperçoit vite combien les archétypes fondent, car le héros n’est pas pur, il traîne derrière lui un passé bourbeux et triste, et les méchants ressemblent plus à de froids scientifiques qu’à de véritables bad boys Voldemort alias Dark Vador.
Esthétiquement parlant, les procédés utilisés pour rendre l’atmosphère poisseuse et sombre sont particulièrement soignés : jeux d’ombre sur les visages, reconstruction d’une ville apocalyptique et agonisante, ciels troublés par de vaporeux nuages qui ne sont pas sans rappeler les effets du cinéma glauque des années 50, et génèrent, renforcés par le huis clos de la ville fermée, un profond sentiment de malaise. L’univers est littéralement foisonnant de détails, de symboles de déchéance d’une humanité condamnée, et nécessite, de par sa richesse, plusieurs visionnages avant d’être apprécié dans son ensemble à sa juste valeur (j’ai pour ma part revu ce film plus de trois fois, histoire d’être bien imprégnée de l’ambiance désincarnée et poisseuse). Dans ce monde entre fin de vie et début d’une longue nuit éternelle, les personnages évoluent, le héros doute, se questionne et demeure suffisamment humain pour qu’on s’y attache, et sa rencontre avec une femme languissante et éthérée, jouée par Jennifer Connely, est marquée de moments de grâce et de luminosité bienvenue dans l’ombre qui prédomine dans ce film (notamment vers la fin, lorsque les deux jeunes gens se retrouvent devant un horizon immense, alors que le ciel se colore des nuances de l’aube, scène qui aurait peu paraître cliché mais dont la texture et l’atmosphère feutrée et triste m’a remis en tête certaines des scènes les plus marquantes d’Eternal Sunshine of the spotless Mind).
En ce qui concerne le scénario, malgré une trame simple, il suit parfaitement son cours et se rattache à une vision futuriste désenchantée du monde des humains, alors que petit à petit le héros lève le voile sur les secrets de son univers et apprend qu’en réalité tout ce qu’il entreprend, toutes les ombres et les ruelles de la ville, sont prédéterminés, et que chacun de ses actes n’est que le facteur déclencheur d’un processus de détermination échappant au contrôle des fameux hommes en noir, aux visages pâles et presque mornes (cela, bien sûr, doit vous remettre en mémoire Néo dans Matrix et son pouvoir d’Elu contre les Machines)… L’ensemble se suit parfaitement, les scènes s’enchaînent et nous apportent leurs lots d’étrangeté visuelle et évitent l’écueil dans lesquels tombent souvent les films de SF, à savoir celui d’un brouillon devenant au fur et à mesure assez indigeste de mysticisme exacerbé et de questions posées en vrac, sans réponses. Dark City possède un début, un cheminement physique comme intellectuel, et une fin explicite, et non en demi teinte, ce qui, à mon sens, est donc grandement appréciable.
En résumé, je lui mets 8, parce que, si l’histoire est classique, son exploitation repousse les limites et son esthétique sordide mérite vraiment le détour (et que, de plus, il a largement inspiré Matrix, et a rencontré bien moins de succès, ce que je trouve un peu injuste). Enfin, j’espère ne pas en avoir trop dit et vous avoir incité à le regarder (ou à le revisonner)…
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Réalisateur : Alex Proyas
Scénario : Alex Proyas, Lem Dobbs, David Goyer
Acteurs : William Hurt (Inspecteur Frank Bumstead), Richard O'Brien (Mr Hand), Jennifer Connelly (Emma Murdoch), Rufus Sewell (John Murdoch), Kiefer Sutherland (Docteur Daniel Schreber), Ian Richardson (Mr Book )
Musique : Trevor Jones
Producteur : New Line Cinema, U.S.A. Mystery Clock Cinema, U.S.A.
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DOCUMENTS :
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IMAGES :
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