|
|
| |
Description |
|
Critiques (1) |
|
Plus d'infos |
|
Medias |
|
The Island
Titre original : The Island
Réalisé par un inconnu de nos archives.
Acteurs : Ewan McGregor.
Science Fiction (Année de production : 2005), Etats-Unis
Site web : http://www.theisland-themovie.com
Synopsis :
Lincoln six-Echo est un jeune homme évoluant dans un étrange univers.
Confiné avec des centaines d'autres personnes, voir des milliers, dans un monde sous terrain, stérile, où les actes s'enchaînent sans véritable sens, où le moindre de leurs actes est étroitement contrôlé, et où on interdit même l'amour, il est vêtu de blanc, est éduqué comme un enfant, et représente, selon les dires d'un médecin psychologue, l'un des derniers survivants d'une catastrophe ayant entraîné la mort de tout le genre humain, et ayant fait de la terre un univers nocif, chargé de radiations, bref invivable.
La seule façon pour Lincoln et ses amis de quitter ce monde étouffant, est d'être sélectionné lors de la grande loterie quotidienne, et d'être envoyé sur une mythique île paradisiaque, le but ultime, un des derniers remparts naturels de la terre dévastée.
Seulement... seulement, Lincoln n'est pas comme les autres.
Des cauchemars l'assaillent chaque nuit, et il est peu à peu envahi par le doute, la résignation faisant place à la volonté de découvrir ce que cache vraiment cette île, ce qui rôde, comme une impression malsaine, dans les couloirs surveillés, et surtout, pourquoi et comment d'autres survivants arrivent encore, en très grand nombre, de ce monde d'en haut soi disant "dangereux et inapte à la vie humaine".
Entraînant avec lui une jeune fille de ses amis, Jordan Deux-Delta, il va finir par découvrir le monstrueux secret qui dirigait jusqu'alors sa vie...
| |
1 critiques (proposer une critique):
|
 |
Par
Thaïs Erin : 5/10
Ce film est une véritable et réelle déception, car il dégageait un potentiel énorme, ma heureusement ...
Lire la suite...
Ce film est une véritable et réelle déception, car il dégageait un potentiel énorme, ma heureusement très mal exploité au profit d’une intrigue apportant son lot de cascades pétaradantes, d’explosions en tout genre et de l’inévitable scène d’amour (blockbuster oblige). Cette constatation amène à une première question, et non des moindres : à l’instar de « Troie » ou de, quelques années auparavant, « la reine des Damnés » pourquoi, mais pourquoi se servir d’une histoire aussi diabolique, d’une intensité aussi amère, d’une si belle complexité, pour la détourner de son idéal premier et, non plus user de la trame scénaristique dense comme d’un tremplin amenant le spectateur à l’ébauche d’une réflexion, ou tout du moins à éprouver ce qui ressemble fort à une émotion à fleur de peau, mais alourdir stupidement (et c’est vraiment le cas de le dire) le produit jusqu’à ce qu’il devienne ce concept aseptisé, vaguement nauséeux et placé sous cellophane, placé à la grande distribution des machouilleurs de popcorn de la plus belle catégorie ? Je sais que ça peut paraître très dur, mais quand on voit, avec un peu de talent ou tout simplement une dissection au scalpel brûlant d’acide ce que Jean Michel Truong a fait d’une telle histoire dans son roman « Reproduction Interdite », un vrai concentré d’oxygène aux relents fétides, aux reflets terrifiants de notre propre humanité, on se rend vite compte que « The Island » est un gâchis.
Le clonage, vaste question sur laquelle les plus grands scientifiques se tirent dessus à boulets rouges, la course au pouvoir des Nations les plus puissantes, la volonté de suprématie, de domination inhérente à la nature humaine, et cette secrète ambition de rejet de la mort, voire de l’immortalité. Une base énorme pour un film, surtout avec les moyens utilisés (film américain oblige)… les premières minutes sont très réussies, et à elles seules justifient la note de 5 sur 10, car elles brillent littéralement pendant toute la durée de la projection, comme une bougie allumée dont on n’arrive pas à éteindre la flamme : un monde aseptisé, stérilisé, des personnes vêtues de blanc nacré, une esthétique de lignes pures et de tours gigantesques installent progressivement un malaise persistant chez le spectateur, accompagné d’un sentiment de vertige mal défini. La mise en place du monde des clones, car il s’agit bien d’un univers fermé dans lequel évoluent des personnages que l’on découvre bien vite profondément humains, est accrocheuse, bien menée, mais trop rapide.
Et l’impression de malaise, d’être en face de ce qui va être une brillante analyse des secrets de notre monde s’estompe, la flamme diminue d’intensité, doucement, mais on s’y accroche par espoir, en se disant que tout n’est pas perdu. Car, passés les premiers instants brillants de l’introduction, l’intrigue dérive de son sens premier pour devenir le profil d’une course poursuite typique, classique, dans la lignée des films d’action à grande échelle : pour planter le décor, un des clones découvre que, loin d’être les seuls rescapés d’un cataclysme naturel, il est enfermé avec ses semblables dans un gigantesque vivier, emmené lorsque le besoin s’en fait sentir dans ce qu’on leur promet comme une « île mythique, un dernier paradis terrestre » mais qui est, en réalité, le lieu d’une sinistre boucherie dans laquelle les êtres comme lui (les clones, mais ça il le découvrira plus tard) sont gentiment dépecés et vidés de leurs organes au profit de leur double humain (qui du foie, qui du cœur…) A ce stade du film, je dois néanmoins apporter un bémol à ma critique négative, la découverte en elle-même étant un passage d’une très rare violence, physique comme et surtout morale, non seulement bien joué mais en plus très intense, parfaitement atroce mais se rapprochant plus de la verve horrifique des premières minutes de l’introduction (personnellement j’ai trouvé ça à la limite du supportable, placé dans son contexte ce moment génère un dégoût prononcé)… Mais le soufflé retombe bien vite, car le jeune clone (joué par Ewan MacGrégor), terrifié, décide de s’enfuir et d’emmener avec lui son amie (Scarlett Johanssenn, minaudante à souhait) loin du danger, et là, le film s’enterre dans une course soit disant haletante, mais qui en fait se résume à une explosion d’immeubles, des râles d’agonie et des dialogues très peu explicites, le tout sous une musique qui se veut « entraînante », mais qui achève d’endormir le spectateur qui a la nette sensation d’être devant une énième rediffusion d’un téléfilm-thriller du début d’après midi (effets spéciaux en plus)… Quelques rares moments où l’on retrouve, comme par mégarde, cette sensation de vide et d’amère tristesse (le passage où Scarlett rencontre, par l’intermédiaire de la télévision, son double, une très brève parenthèse psychologique d’une beauté poignante) ne font pas un bon film. Les personnages sont peu travaillés, ils ressemblent tout bêtement à d’autres héros de films d’action, on ne ressent pas vraiment en eux la différence d’avoir été élevés dans un mensonge immonde, le rejet d’une humanité se servant d’eux comme de bétail stupide, la réflexion n’est qu’un embryon de pensée, tout comme ce film n’est qu’une simple ébauche de ce qu’il aurait du être, plaidoyer ou non contre le clonage, mise en exergue des défauts d’un monde arrogant qui s’asphyxie de lui-même…
La fin, ultra caricaturale et fleurant bon le happy end (je ne suis pas contre les fins joyeuses, mais au moins apportées avec un minimum de tact et de finesse, là on a presque l’impression que le réalisateur nous envoie le message subliminal de « pleurez, bonnes gens, voyez ce que nous faisons, versez la larme de circonstance ») est la digne clôture de ce film qui aurait pu être un chef d’œuvre mais qui, par manque d’audace et de profondeur, se contente de rebattre des sentiers archi connus eu lieu d’emprunter les chemins de traverse…
|
Réalisateur : Michael Bay
Scénario : Caspian Tredwell-Owen
Acteurs : Ewan McGregor (Lincoln Six-Echo), Scarlett Johansson (Jordan Two-Delta), Djimon Hounsou (Laurent), Steve Buscemi (McCord), Michael Clarke Duncan (Starkweather), Sean Bean (Merrick)
Musique : Steve Jablonsky
Producteur : Michael Bay
Production DreamWorks SKG, Warner Bros., Parkes/MacDonald Productions, U.S.A.
VIDEOS :
Aucune vidéo disponible.
DOCUMENTS :
Aucun document disponible.
|
|
IMAGES :
Aucune image disponible.
|
|
|