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Gabriel Knight 3 : Enigmes en pays cathare
Fantastique (Parution le 01/12/1999), Etats-Unis
Site web : Aucun
Synopsis :
Gabriel Knight revient dans une toute nouvelle aventure, mettant cette fois en scène les énigmes de la France...
Invité du Prince James Stuart, aristocrate sur le déclin, il ne peut empêcher la capture de son enfant et se lance à la poursuite des kidnappeurs.
Sa piste l'amène dans un petit village du Languedoc, Rennes-Le-Château...
Ce même village de l'abbé Saunière, au coeur des mystères Cathares, des légendes de Templiers et de fabuleux trésors engloutis ; notre héros se retrouve pris dans les fils d'une sombre intrigue où vont venir s'adjoindre les Francs Maçons, des sordides et manipulateurs chasseurs de trésors et de primes en tout genre, et surtout les bruits courrants de mythiques vampires...
Aidé de Sydney, son tout nouvel ordinateur equipé d'un moteur de recherches compliqué, mais aussi de Grace, qui l'a rejoint, et du détective Mosley, rencontré dans le premier épisode de la sage, Gabriel est en passe de percer l'un des plus vieux mystères historiques du monde...
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1 critiques (proposer une critique):
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Par
Thaïs Erin : 7/10
Ayant adoré les deux premiers volets de l’aventure « Gabriel Knight », c’est sans aucune réserve que ...
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Ayant adoré les deux premiers volets de l’aventure « Gabriel Knight », c’est sans aucune réserve que je me suis procuré, il y a quelques années, le troisième épisode. Autant le dire tout de suite, ce jeu a été une semi-déception. En points positifs, on retrouve toujours l’intelligence du programme, à savoir des phases d’une aventure pure, sans moments d’action perturbateurs, dans laquelle les neurones fonctionnent à plein régime, où les personnages ambigus foisonnent et emmêlent agréablement l’intrigue, toujours aussi complexe et complète, une richesse encyclopédique très étendue, une façon d’aborder l’histoire et de la mêler à l’enquête qui ne peut que forcer le joueur passionné de fantastique à continuer l’aventure aux côtés du héros… Les similitudes avec les précédents volets ne manquent pas, ce pour le plus grand plaisir des habitués de la série, et les clins d’œil aux enquêtes précédentes sont des points d’humour bienvenus dans cette atmosphère sombre et dense propre au jeu.
De plus, les personnages principaux, à savoir Gabriel et Grace, apparaissent de plus en plus humains, leurs réactions, parfois inattendues, pimentent l’intrigue et le fil conducteur du dénouement, des liens d’amitié, voire d’amour, se nouent et se dénouent, ce qui permet de placer le jeu sur deux plans : celui du mystère pur et, pour les nostalgiques de la trilogie, celui, plus ténu, des relations sociales et de la naissance des sentiments longuement cachés…
Avec autant de côtés positifs énoncés, on se demande pourquoi je suis aussi dure dans ma notation, mais il y a en effet deux points qui m’ont profondément déçue, peut être parce que je m’étais attachée à cette série et que j’en attendais beaucoup, mais peut être aussi parce que, quelques mois plus tôt, j’ai joué à The Longest Journey, un jeu d’aventure onirique qui place la barre très haut. Le premier point, et non des moindres, est la qualité des graphismes.
Comme beaucoup d’anciens jeux, « Gabriel Knight » a débuté par la 2D, exploitant alors un filon ouvert par les précurseurs de la longue épopée des « King’s Quest » ; si aujourd’hui, les dessins ont un peu mal vieillis, à l’époque ils incarnaient le summum de l’esthétisme du jeu sur PC et, encore maintenant, je trouve qu’ils dégagent un charme désuet très reconnaissable. Le second volet, « The Beast Within », s’est essayé, avec plus ou moins de bonheur, à la technique du film, avec de vrais acteurs et de vrais décors, transposés sur l’écran de l’ordinateur. Parfois pixellisés de façon un peu grossière, les personnages gagnaient toutefois en humanité et l’atmosphère en mystère poisseux ce qu’ils perdaient en charme. Autant dire que la série des « Gabriel Knight » a su évoluer avec son temps et se renouveler, l’espace entre la sortie des épisodes successifs étant de toute façon suffisamment long pour que les programmateurs se remettent au goût du jour. Et bien comme pour le mythique « Monkey Island », ce passage, limite obligatoire, à la 3D, n’est pas une réussite, et loin s’en faut. Si Monkey Island demeure tout de même assez joli, notamment dans les paysages, loufoques à souhait, mais parfois rend les personnages un peu inexpressifs, le graphisme de « Gabriel Knight » n’est pas beau. Là où The Longest Journey installe, avec beaucoup de poésie, un univers fantastique haut en couleurs et propre à émerveiller, Gabriel déçoit : bien sûr, le jeu étant censé se passer dans notre monde, et plus précisément en France, il n’y a pas matière à dessiner des châteaux dans le ciel ou des mondes engloutis sous un océan mauve, éclairé par quelques rayons de soleil, mais quand même, les personnages et leurs déplacements sont difficiles à maîtriser, les couleurs donnent le tournis, et les décors sont…Comment dire ? Monolithiques. Il y transparaît bien peu d’émotions, là où « the beast Within » nous transposait dans des lieux étranges, chargés d’histoire et de magie ésotérique, où même les musées prenaient une dimension mystique, là on a tout bêtement l’impression d’être dans un jeu, pas une fois on arrive véritablement à entrer dedans, il ne s’en dégage pas la même attirance que dans les précédents volets de la série.
Le second point, et j’en terminerai par là, reste l’extrême complexité du jeu. En règle générale, plus c’est difficile et plus ça me plait (même rester coincé à réfléchir n’est pas forcément toujours désagréable, quoiqu’en pensent les réfractaires aux jeux d’aventure), j’adore la débilité des énigmes des « Monkey Island », par exemple, mais quand même, il y a des limites. Dans « Gabriel Knight 3 », les énigmes ne sont pas seulement tordues, elles sont parfois infaisables, et la faute en est due, le plus souvent, à l’introduction de l’ordinateur de Gabriel, « Sydney », qui, sous prétexte de nous simplifier la tâche, nous emmène sur des fausses pistes dans lesquelles on s’embourbe lamentablement ; de plus, le jeu étant assez linéaire (même un peu trop), on n’avance plus tant que l’on n’a pas tapé le bon mot sur le programme Sydney, ce qui est à la fois stupide, fastidieux et déstabilisant.
Bref, ce troisième volet comporte d’excellents points, qu’on retrouve rarement dans les jeux d’aventure, une intrigue toujours aussi dense, des cinématiques très bien agencées parsemant l’enquête en renforçant l’intérêt du joueur, des personnages attachants et une histoire solide, entachés par une réalisation trop quelconque et des passages inutilement durs.
Apparemment, un 4ème épisode serait envisagé, espérons d’ici là que les programmateurs auront pris conscience de ces défauts et sauront redonner aux puristes du jeu l’ambiance, un peu perdue dans le dernier volet, des enquêtes de Gabriel, le chasseur d’ombres…
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Pentium II 233 Mhz, 32 Mo de RAM
Multijoueur : non
Compatible Windows 2000 : oui
DirectX : 6.1
VIDEOS :
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DOCUMENTS :
Aucun document disponible.
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IMAGES :
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