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Le voyage de Chihiro
Titre original : Sen to Chihiro no Kamikakushi
Réalisé par Hayao Miyasaki.
Acteurs : Pas encore dans nos archives...
Fantastique (Année de production : 2002), Japon
Site web : Aucun
Synopsis :
Chihiro est une enfant capricieuse, boudeuse et pleurnicheuse.
Aussi, quand ses parents décident d'emménager dans une nouvelle ville, la petite fille se sent triste et abandonnée. Mais, durant leur voyage, ils s'engagent bien malgré eux sur un chemin étrange, bordé de statues à l'effigie d'anciens démons, et qui aboutit à un long tunnel, en plein milieu d'une fôret.
Et, Chihiro a beau dire, ses parents décident, intrigués par les lieux, de suivre le sentier. Ils débarquent dans une ville abandonnée, comme un ancien parc d'attractions malsain. Pire encore, lorsqu'ils se mettent à manger voracement les mets succulents d'un des restaurants, ils se transforment en cochons!
Désemparée, la fillette n'est pourtant pas au bout de ses peines; car, le lieu maudit où elle vient de mettre les pieds, si imprudemment, avec ses parents, est un monde parallèle de Dieux, peuplés de grenouilles humanoïdes et d'un jeune apprenti magicien sévère, dirigé par une monstrueuse et cruelle sorcière.
Et Chihiro va devoir apprendre à y survivre, si elle veut ôter le sort qui accable ses parents...
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2 critiques (proposer une critique):
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Par
Matsuo : 10/10
Vous êtes fan de la culture japonaise ? Vous aimez les contes asiatiques ? Les films d'animation ? O ...
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Vous êtes fan de la culture japonaise ? Vous aimez les contes asiatiques ? Les films d'animation ? Ou, les films de Miyazaki (pour faire une généralisation) ?
Et bien, laissez moi vous dire que si vous appréciez seulement l'un de ces éléments, vous apprécierez certainement "Le voyage de Chihiro". On pourrait même le nommer "Le merveilleux voyage", et le film porterait toujours aussi bien son nom. (hehe)
Premièrement, je ne considère pas "Mononoke Hime" comme le seul "véritable" chef-d'œuvre de Miyazaki, du moins, pas le meilleur, car Chihiro en fait parti et il n'est pas à oublier : L'histoire et les images laissent rêver, et à la fin du film, on regrette de ne pas pouvoir vivre dans un monde pareil.
Et encore une fois je compte sur l'originalité, car le scénario de Chihiro n'est certainement pas une histoire que l'on retrouve partout, bien que je pense que certains contes asiatiques y ont eu pas mal d'influences, le talent y est toujours.
Précisions niveau qualité :
1) Scénario : Comme dit précédemment, original, beau et faisant rêver. C'est l'histoire parfaite pour ne plus faire de cauchemars ! (J'ai spécialement aimé l'idée du train roulant sur l'eau, transportant principalement des ombres.)
2) Images : Encore et toujours, les films de Miyazaki ne seraient pas grand chose sans les merveilleuses images et paysages (restant toujours fidèles au style japonais). On retrouve d'ailleurs beaucoup d'éléments de la tradition japonaise dans le film : les bains, la tenue vestimentaire, le décor...
Les expressions des personnages sont tout sauf raté, ainsi que leurs mouvements (comparaison à pas mal de séries japonaises, où les dessins ne sont pas si expressifs).
3) La musique : Joe Hisaishi a encore une fois réussi et bien répondu à la requête qui lui a été donnée, bien qu'un peu moins réussi que d'autres de ses morceaux, ils restent bien associés aux évènements, actions et faires de l'histoire.
"Le voyage de Chihiro" est comme pour dire un chef-d'œuvre qui fait honneur aux films d'animation japonais. Bravo à l'auteur !
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Par
Thaïs Erin : 9/10
Mon premier Hayao Myazaki, celui qui m’a poussé à voir tous les autres (enfin, une grande partie).
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Mon premier Hayao Myazaki, celui qui m’a poussé à voir tous les autres (enfin, une grande partie).
Ce dessin animé est ce que j’appellerai emblématique de la fantaisie Myazaki : des personnages très ambivalents, bien loin des clichés niais des dessins pour enfants, une histoire folle et magique, des décors foisonnants de détails, et toujours cette détresse sous-jacente, cette amertume qu’on trouvait, déjà, dans Princesse Mononoké.
Le côté initiatique du film est poussé hors des sentiers battus : Chihiro, petite fille choyée par ses parents, capricieuse, apprend à grandir, et découvre, belle parabole, le monde des hommes adultes à travers celui des non Humains, des Dieux mêlés aux sorciers et aux étranges êtres humanoïdes. En cela, Myazaki se révèle le digne successeur de Lewis Carroll (parallèle qui sera poussé à son paroxysme dans son dernier film, « Le château ambulant »), il fait de l’univers hautement fantasmagorique de ce dessin animé, le reflet exagéré du monde réel des hommes. La petite fille y découvre l’amitié, par le biais d’un magicien étonnant, à la fois doux et cruel, confondant sagesse de l’adulte et désir exacerbé de l’enfant avide (puisqu’il va jusqu’à voler la sœur de la méchante sorcière, et s’en trouve d’ailleurs puni), elle apprend la tentation et la cupidité (notamment dans le passage du Sans Visage, qui lui offre de l’or à profusion, scène sur laquelle je vais revenir par la suite)… On peut même reconnaître certaines fantaisies de Carroll dans ce film : les parents transformés en cochon, le bébé qui ne cesse de pleurer, la nourriture qu’il faut manger pour éviter de disparaître, tout cela rappelle fortement l’univers de la petite Alice…
Peuplant son monde de démesure, aux décors divers, à l’animation d’une très grande fluidité, de personnages secondaires tout aussi fous, peut être seuls capables de les habiter et de faire vivre ce monde hors du temps, Myazaki réussit haut la main ce pari extraordinaire, c’est d’enchanter, mais en même temps de surprendre le spectateur, qui, sur les pas de Chihiro, apprend à apprivoiser cet univers, cette atmosphère de magie, de mystère, de tendresse et de tristesse, aussi.
La tendresse, Chihiro, sans le savoir, en est encore entourée : Haku la protège de loin, à elle seule il montre son côté doux (son autre visage, son autre facette, ce qui en fait une personne troublante et très humaine), l’homme araignée la prend sous son aile, et de ses longues pattes, va jusqu’à la border dans son sommeil…
La tristesse, incarnée par le Sans-Visage, cette ombre qui erre indéfiniment, sans relâche, que personne ne prend jamais en considération, à qui la petite fille, en toute innocence, va ouvrir la porte des bains des Dieux dans lesquelles elle travaille, sous la direction de la sorcière Yubaba .Et cet être de néant, dont personne ne s’occupe jamais, va se prendre au jeu, et finir par engloutir voracement tout ce qui traîne à sa portée… Symbolisme d’un homme, d’une ombre triste et solitaire, qui veut croquer la vie à pleines dents ? De l’instinct de démesure des hommes ? Ou de l’indifférence qui les guette ? Toujours est il que ce monstre cannibale, terrifiant lorsqu’il poursuit l’enfant comme un répugnant cafard à travers les couloirs, en devient ensuite pathétique. Il souffre sans doute d’un des plus grands maux de notre monde : l’impression de n’être rien. Un sans Visage. Et, justement, face à lui, Chihiro réagit bien mieux que les adultes, elles refuse ses cadeaux. Elle ressemble alors étrangement à l’enfant raisonnable et qui réfléchit, la petite Alice…
Un autre fait a retenu mon attention : par la perte de son nom, pris comme gage par la méchante sorcière, Chihiro devient Sen. Et cet oubli du nom s’accompagne, progressivement de l’oubli de son ancienne vie… est ce à dire que nous n’existons que pour porter une étiquette ? Cette idée, Myazaki la refuse, puisque la petite fille finit par triompher et par rentrer chez elle, après maintes épreuves.
Dessin animé bourré d’inventions étranges, très bien réalisé, le voyage de Chihiro se double en plus d’une belle réflexion sur la vie huamaine.
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Réalisateur : Hayao Miyazaki
Scénario : Hayao Miyazaki
Acteurs : Rumi Hiiragi (Chihiro), Miyu Irino (Huck), Takeshi Naitou (père de Chihiro), Yasuko Sawaguchi (mère de Chihiro)
Musique : Jô Hisaishi
Producteur : Toshio Suzuki, Yasuyoshi Tokuma
VIDEOS :
Aucune vidéo disponible.
DOCUMENTS :
Aucun document disponible.
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IMAGES :
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