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Medias |
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Les enfants de la pluie
Titre original : The Rain children
Réalisé par un inconnu de nos archives.
Acteurs : Pas encore dans nos archives...
Science Fantasy (Année de production : 2003), France
Site web : Aucun
Synopsis :
A la suite de la destruction du Grand Dragon Cosmique, gardien de l'équilibre de l'univers, par le Mangeur d'Ames, sombre et crépusculaire personnage, le monde a été divisé en deux.
Les Pyross, peuple de fiers guerriers adorateurs du soleil, mène la vie dure aux Hydross, espiègles et doux adorateurs de la pluie. Lors de la saison du soleil (en gros, le printemps et l'été), les premiers vont en guerre contre les seconds, armés d'étranges arme, de chevaliers et d'écuyers farouches... Lorsque les Pluies reviennent, les Pyross se voient dans l'obligation de vivre enfermés dans leur cité, car l'eau est pour eux mortelle.
La vie suit ainsi son cours, jusqu'à ce que certains Pyross commencent à se révolter: où sont passées les écuyers? Car, à chaque retour des " Missions saintes", seuls les chevaliers haut placés reviennent...
La mère de Skan est assassinée, et ce dernier se met en tête de devenir écuyer, et d'ainsi percer le mystère de ces missions que les dirigeants gardent secrètes, ces missions même pour lesquelles son père, longtemps auparavant, est mort...
Ce qu'il va découvrir crée la bascule de toutes ses convictions et de son univers...
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1 critiques (proposer une critique):
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Par
Thaïs Erin : 6/10
« Les enfants de la pluie » est un dessin animé assez peu commun, qui comporte de très bonnes choses ...
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« Les enfants de la pluie » est un dessin animé assez peu commun, qui comporte de très bonnes choses comme des scènes un peu plus clichés et formant contrepoids à la qualité de son scénario.
Librement inspiré d’un roman de SF de Serge Brussolo (« À l’ombre du dragon ») le film en exploite les richesses de l’intrigue, ce fil tortueux et complexe qui est la marque de fabrique de l’écrivain. Deux races totalement opposées s’affrontent en rixes éternelles, dans une guerre sans merci ; tout cela n’a rien de vraiment original, mais, ce qui va relever un tant soit peu le niveau, c’est cette théorie du complot, du mystère si chère à Brussolo… De révoltes des guerriers Pyross en tentatives de coups d’états par la mère du héros, Skan, la violence monte, l’atmosphère s’alourdit, le mystère s’épaissit…Jusqu’à ce que Skan, devenu écuyer, découvre enfin la vraie nature de ses semblables, mais surtout l’origine de l’énergie solaire dont les Pyross, adorateurs du feu, ont besoin pour vivre lorsque vient l’hiver…Pour ne pas spoiler, je vais m’arrêter là, mais ça donne une petite idée de la densité de l’histoire.
Les mouvements des personnages sont d’une grande fluidité, le graphisme, très proche de la bande dessinée futuriste, est en lui-même saisissant, percutant, et colle finalement, le premier instant de surprise passé (pour les gens abonnés, comme moi, aux dessins Disney), parfaitement à l’ambiance du film : les traits taillés dans la pierre, sévères, des guerriers Pyross, s’opposent aux courbes douces et aux longs yeux en amande des Hydross, la cité de l’eau est le reflet de l’onde joyeuse et tendre, celle du feu est lourde, sans grâce, un vrai blocus de béton et de lave…
L’histoire se déroule sans temps morts, et les personnages se révèlent finalement assez attachants (on peut notamment noter la création de différentes créatures fantasmagoriques qui peuplent l’univers du film, et surtout d’un humour bien particulier)…
En revanche, l’amourette des deux héros que tout différencie, à l’instar de Roméo et Juliette à la sauce SF, est à mon goût un peu trop cousue de fil blanc, ça commence à devenir un peu récurrent dans les films ou les animations, et de plus se développe beaucoup trop rapidement (coup de foudre respectif oblige). De même, les méchants n’ont pas une once de subtilité, ils sont là pour jouer les Dark Vador cruels (sans le retournement final) et donc, en critique négative, on peut faire remarquer que les personnages secondaires ne sont sans doute pas assez fouillés, j’aurais préféré plus de nuances dans leurs façons d’agir. Une autre chose qui m’a déplu et la relative simplicité des décors, certes beaux et travaillés, mais qui paraissent vides, il y a dans ce dessin animé un manque de détails gênant.
Mais bon, ces défauts sont rattrapés ou du moins mis en balance par une atmosphère particulièrement bien rendue, assortie d’une bien belle musique, où se mêlent harpes divines et trompettes assourdissantes, extrêmement variée. Et surtout une vraie fin, digne de ce nom, qui apporte un léger côté mystique au film, rappelant l’origine de la Création des hommes ( rien que ça !)
En résumé, non exempt de défauts, « les enfants de la pluie » a cependant des qualités qui en font un dessin animé à voir, ne serait ce que pour son originalité.
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Réalisateur : Philippe Leclerc
Scénario : Philippe Caza, Laurent Turner (d'après l'oeuvre de Serge Brussolo)
Musique : Didier Lockwood
Producteur : MK2 Productions, Praxinos
VIDEOS :
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IMAGES :
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