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Compétences
Niveau 3 (1721 points d'expérience)
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Force |
Endurance |
Charisme |
Dextérité |
Intelligence |
Sagesse |
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6 |
12 |
3 |
7 |
6 |
3 |
Métiers
Pêcheur >
Mousse
Souvent très jeune, le mousse est la personne la moins gradée des navires marins et spatiaux (exceptés bien sûr les navires de transport d'esclaves). Il est chargé des travaux les plus ingrats comme le travail de nettoyage des ponts et est souvent rejeté par le reste de l'équipage. A noter que l'on ne trouve plus de mousse dans les endroits mal fréquentés et éloignés d'Yria où les mousses ont été remplacés par des systèmes automatiques de nettoyage.
Historique
*HRP: je préfère préciser que dans la real life, je suis un garçon... Sur ce, place à l'aventure*
Je suis Leonteen Vaerenberm.
J'ai les cheveux blonds (comme les blés) et les yeux, je devrais dire le seul oeil encore valide, bleu (comme l'océan), je porte un masque blanc sur la partie droite de mon visage (comme les comédiens antiques) et un gant tout aussi blanc (comme... pour mieux vous baffer...^^').
Pour ceux qui seraient curieux de me connaître, je vais vous conter mon histoire. Rien de bien extraordinaire en vérité. Ici, point de conte de fée, si vous en voulez un, demandez plutôt à ma mère.
Ma mère, justement, une elfe d’un âge fort respectable que je tairais, par respect à la gent féminine ;-) tombée éperdument amoureuse d’un humain, à moins que ça n’aie été l’inverse.
Mon père, un ancien officier de la marine marchande, était parti pour un de ses interminables voyages au large. De retour chez lui, quelques trois mois plus tard, il présentait une superbe jeune fille à sa famille. Les grands voyages avaient transformés Monsieur Vaerenberm en un conteur formidable. Le moindre petit périple se transformait alors en épopée grandiose.
Les récits de mon père et l’apprentissage de la peinture avec ma mère m’avaient permis de développer mon imaginaire.
Malheureusement, mon accident allait ouvrir des failles dans cette vie banale.
Mon accident.
Un évènement anodin pour beaucoup, un bouleversement immense pour moi.
Pour mes quinze ans, mon père m'avait invitée pour une traversée de quelques jours sur le Conquest of Eternia. Un baptême pour ce nouveau bâtiment sur lequel mon père avait été promu capitaine. Ce devait être un formidable voyage à bord du fleuron de la Marine Royale, un trois mats fendant les flots à toute allure, afin d’emmener les denrées les plus fragiles à bon port en un minimum de temps.
Seulement voilà, les pirates rodaient sur toutes les mers et ne laissaient jamais un navire passer entre les mailles de leur filet.
J’avais été mise à l’abri, ou plutôt enfermée, dans ma petite cabine privative. On m’avait assurée que le Conquest of Eternia était le plus rapide et le mieux armé des vaisseaux de la flotte marchande. Je suis restée longtemps spectatrice impuissante du plus grand combat maritime de ma vie. Par le minuscule hublot, je pouvais voir les boulets de canon aller et venir de l’un aux autres des navires dans un vacarme assourdissant. Il y avait au moins trois bâtiments portant la pavillon noir, orné de la tête de mort. Peut être y en avait-il encore sur l’autre bord. Je n’ai jamais pu le vérifier. Au moment où le bateau allait virer de bord pour tenter de surprendre ses adversaires, un des projectiles mortels heurta une cabine adjacente à la mienne, déchira le bois comme si ça avait été du papier et une explosion tonitruante me projeta de l’autre côté de la pièce que j’occupais.
C’était la douleur qui me réveilla un peu plus tard. Deux jours plus tard m’avait-on dit. On avait réchappé à nos poursuivants. La marchandise avait été envoyée par-dessus bord pour accélérer la fuite.
Mais moi… j’avais été marquée à vie.
Mon corps était brûlé sur toute sa partie droite. Ma résistance, héritée de ma mère m'avait sauvée.
Mais parfois, je me demandais si je n'aurais pas préféré mourir.
Depuis ce jour, je porte un masque et des vêtements longs pour cacher cette partie de mon être. Plus pour ne pas effrayer les autres que par honte. J’ai du apprendre à me servir de ma main gauche. Quand ma main droite ne tremblait pas, j’essayais de créer une nouvelle toile, mais je ne parvenais jamais à la terminer.
Personnellement, d’aussi loin que je m’en souvienne, les relations entre mes parents n’ont jamais été si idylliques qu’ils ont voulu le faire croire. J’avais mis cela sur le compte du temps. Petit à petit tous ces témoignages d’amour avaient disparu pour laisser place à une routine plutôt bien rôdée. Aujourd’hui, j’ai des doutes sur les circonstances exactes de leur rencontre, mais je n’ai jamais osé en parler à ma mère. Même après la mort de mon père.
La mort de mon père… Une nouvelle aventure qui était peut être un autre de ses mythes.
Ses compagnons n’avaient pas tari d’éloges envers lui le jour des funérailles, alors que j’avais un peu plus de 16 ans. Il avait combattu comme un lion, ne succombant aux assauts ennemis qu’une fois ses compagnons sortis d'affaire. Mais à mesure que le temps accomplissait son œuvre, les mémoires s’effaçaient et les langues se déliaient. Petit à petit, ceux qui se disaient des amis fidèles se détournèrent de moi et ma mère.
Mon handicap y avait grandement aidé. Je n’ai jamais reçu d’explication de la part du garçon dont j’étais amoureuse quand il s’est sauvé dans les doux bras d’une autre.
Finalement, ça ne me dérangeait pas, ça faisait moins mal que la vérité.
Une vérité qui rongeait parfois les gens jusqu’à leur arracher des cris que j’aurais voulu ne pas entendre.
Quelques mois après que j’eût intégré l’école de marine, je devais déjà faire face aux regards moqueurs de mes camarades. Même le directeur de l’établissement semblait regretter de m’avoir accueillie. Sans doute se sentait-il obligé d’honorer une promesse qu’il avait faite à mon père de me voir devenir à mon tour officier. Une distinction rare chez les femmes. Même si ma nature elfique me conférait une très bonne résistance, mon corps meurtri ne tarda pas à montrer ses limites.
Un jour, un de mes professeurs, ancien compagnon d’arme de mon père, n’y tint plus. En me rendant un devoir d’écriture, il s’est mis à me raconter comment il était mort. La vraie histoire du Capitaine Vaerenborm !
Après l’attaque, le Conquest of Eternia avait été vite remis en état et son armement, déjà conséquent, doublé. Il ne craignait plus personne croyait-on.
Si j’avais appris une chose au sujet des pirates, c’était qu’ils ne renonçaient jamais et surtout pas devant un tel challenger. Le bâtiment fit alors étalage de son arsenal et fendit littéralement à travers une première escouade pirate. Ce ne fut pas sans mal, puisque quelques marins furent blessés dans l’assaut, dont l’un des guets. Alors, en bon soldat, la Capitaine avait pris son quart, comme les autres.
Cependant, il n’aurait pas respecté les consignes élémentaires de sécurité. Quand un autre navire battant pavillon noir apparut à l’horizon, mon père fut pris de panique. Et pour cause, le vaisseau était le plus grand qu’il n’avait jamais croisé. Il voulu redescendre du mat, mais il se rata et chuta lourdement sur le pont.
Mort sur le coup.
Pas de bataille héroïque. Rien de plus qu’une maladresse.
C’en était trop pour moi. Je ne pouvais plus faire face. A la longuen j'avais appris à vivre avec mes tares et à supporter les idioties des autres. Mais pourquoi fallait-il qu'on vous jetât à la figure des histoires qu'on aurait préféré oublier. C'était tellement facile de cracher sur un mort ! il fallait que je partisse loin de ce monde artificiel, fait de faux semblants.
Je me tournai alors vers le seul homme qui ne m’avait jamais regardée sans défaillir devant mon aspect si terrifiant. Sir Adan Nelson Sindfoul, un ancien corsaire au service du Royaume. Il était surnommé l’Amiral Nelson, en hommage à un humain célèbre dans l’histoire de la nouvelle Yria. Je ne comprenais pas très bien, je n’y étais jamais allé.
Le vieil homme avait pris sa retraite après une grave blessure au bras dont il avait presque perdu l’usage. Il me comprenait mieux que personne. Au bord de l’océan, il goûtait une vie tranquille grâce à sa rente versée par le gouvernement. Il continuait pourtant à voguer, par amour pour la mer. Une passion que je partageais également. Je l’aidais dans les sorties de son chalutier et apprenait énormément de choses. Une vie simple et proche de la nature qui me faisait énormément de bien. Je retrouvais les sensations oubliées du peuple Elfe.
C’est l’Amiral qui me convint de venir tenter ma chance à Duruune. Dans cette grande ville, la différence pouvait devenir une force, si on s’en donnait vraiment la peine.
Ma mère n’y vit aucun inconvénient. Non pas qu’elle fût indifférente à ma situation, mais je pensais que c’était du à son caractère. Les Elfes sont des êtres indépendants et j'étais à un âge où il fallait que je vole de mes propres ailes. Même si je ne devais jamais rencontrer un homme riche qui m'aurait contentée et à qui j'aurais donné des enfants.
Le jour de mon départ, Nelson m’offrit une bourse pleine de pièces d'or et une dague superbement ouvragée. J’avais refusé, par politesse, mais il avait tellement insisté que je ne pouvais faire autrement que d’accepter. Je m’étais moqué de lui en lui demandant à qui il l’avait volé. Il avait répondu que cette arme était le seul bien qui lui avait été offert. Par une Naïade rencontrée sur une île isolée, il y a bien longtemps.
Et oui ! Lui aussi aimait raconter des histoires extraordinaires.
A Duruune, J'ai rencontré des gens fort sympathiques et amateurs de bière. Je me suis même vu offrir une dague en cadeau de bienvenue de la part de Fleur Sauvage.
Lieux-dits
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